En Europe, les Britanniques sont les plus touchés par la goutte

Le 29 janvier 2014 par Romain Loury
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Un Brittanique sur 40 souffre de la goutte
Un Brittanique sur 40 souffre de la goutte

Au Royaume-Uni, la goutte, maladie rhumatismale due à une alimentation trop riche, ne cesse d’augmenter depuis la fin des années 1990, selon une grande étude publiée dans les Annals of the Rheumatic Diseases.

Comme l’obésité, la goutte a longtemps été considérée comme une maladie de riches, avant de devenir celle des pauvres. Liée au dépôt de cristaux d’acide urique dans les articulations, cette maladie rhumatismale, la seule dont il est possible de guérir grâce à des médicaments, survient chez les personnes consommant trop de viande rouge, d’alcool, et peut-être de fructose.

Or, bien que l’on parle assez peu d’elle, la goutte touche une part importante de la population. Notamment au Royaume-Uni, pays européen qui serait le plus touché, avec un Britannique sur 40 atteint, selon l’étude menée par l’équipe de Michael Doherty, rhumatologue à l’université de Nottingham. Pire, la tendance est à la hausse constante.

Les chercheurs ont analysé une base de données de médecins généralistes, la GPRD (General Practice Research Database), portant sur 8% de la population du pays. Résultat: 2,49% des Britanniques, à savoir 3,97% des hommes et 1,05% des femmes, en étaient atteints en 2012. Soit une augmentation de 63,9% par rapport à 1997! Et ce indépendamment du vieillissement de la population –la goutte devient plus fréquente avec l’âge.

Selon les (rares) études épidémiologiques menées en Europe sur la goutte, le Royaume-Uni semble le pays le plus touché: la prévalence serait de 0,91% en Italie, 1,4% en Allemagne. En France, ce chiffre serait compris entre 0,8% et 1,1%, révélait en décembre 2013 l’Agence de presse médicale (APM), citant la première étude menée dans le pays. Pour la goutte comme pour l’obésité, les Etats-Unis ont une fois de plus une longueur d’avance sur l’Europe: à la fin des années 2000, la prévalence y était estimée à 3,9%.

Autre enseignement de l’étude britannique, la goutte, malgré les douleurs qu’elle engendre, demeure très mal prise en charge par les médecins. Seuls 48,5% des patients consulteraient leur médecin spécifiquement pour cette maladie, et 37,6% recevraient un traitement, à savoir des médicaments hypo-uricémiants.



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