En Europe, la qualité de l’air s’améliore… enfin presque

Le 14 novembre 2011 par Geneviève De Lacour
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L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a publié mercredi 9 novembre un rapport sur la qualité de l’air en Europe. Selon ce document, qui analyse les données collectées dans 38 pays entre 1990 et 2009, si les émissions de polluants ont fortement décliné, en particulier celles de dioxyde de soufre (SO2) et de plomb, les pollutions diffuses (PM, ozone, dioxyde d’azote) demeurent élevées.

«Bien que les émissions aient baissé au cours des deux dernières décennies, cela ne s'est toujours pas traduit par une baisse correspondante des concentrations de polluants dans l'air», indique l'AEE qui précise également que «c’est particulièrement vrai pour les particules (PM) et l'ozone au niveau du sol». Les problèmes de fortes concentrations d’ozone au niveau du sol sont principalement présents dans les pays du sud de l’Europe.

Ainsi, selon les chiffres de l’agence européenne, 20% de la population européenne vivait, en 2009, dans des zones où la qualité de l’air était mauvaise en raison de particules fines (PM10) -dont la taille est inférieure à 10 microns.

Quant aux concentrations en métaux (arsenic, cadmium, plomb et nickel) dans l’air, elles restent peu élevées. Les concentrations en dioxyde de soufre (SO2) et dioxyde d’azote (NO2) ont diminué au cours des 20 dernières années. Mais l’impact des oxydes d’azote (NOx) et des émissions d’ammoniac (NH3)sur les écosystèmes demeurent. Les concentrations en benzène ont été divisées par deux entre 2001 et 2009. Mais l’exposition des populations au benzo(a)pyrène est assez significative en Europe centrale et de l’Est.

La qualité de l’air dans l’Union européenne reste donc généralement inférieure à certains standards de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), augmentant le risque de mort prématurée et d’impact environnemental, d’après les déclarations de l’AEE.

«La qualité de l’air de l’Europe s’améliore d’un point de vue global, mais les concentrations de certains polluants mettent en danger la santé de la population», a déclaré la directrice exécutive de l’AEE, Jacqueline Mc Glade, dans un communiqué.

Plus de 95% de la population urbaine de l’Union européenne est ainsi exposée à des niveaux d’ozone excédant les recommandations de l’OMS, tandis que 80 à 90% du même groupe d’habitants sont surexposés aux particules fines, ces deux polluants atmosphériques étant associés à des maladies cardiovasculaires et pulmonaires.

Enfin, l’Union européenne estime qu’en 2020 les polluants atmosphériques s'éleveront à 537 milliards d’euros en matière de dépenses de santé et pour pallier les dommages sur les écosystèmes et l’agriculture. Ces polluants ayant pour effet l’acidification et l’eutrophisation des milieux tandis que l’ozone impacte fortement le développement de la végétation.

Plusieurs Etats membres ont échoué à se conformer à la législation européenne sur la qualité de l’air et sont donc poursuivis en justice par la Commission européenne. «Nous ne souhaitons pas sanctionner», a déclaré un expert en qualité de l’air de la Commission européenne lors d’une présentation du rapport de l’AEE au Parlement. «Nous préférons que l’argent soit employé à modifier la situation sur le terrain.»

L’Union prévoit de réviser sa législation sur la qualité de l’air en 2013.

 
Sur le même sujet : http://www.journaldelenvironnement.net/article/bouter-la-voiture-hors-des-villes,22513
 
 


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