En Europe, la moitié des cours d’eau sont nocifs pour la biodiversité

Le 25 juin 2014 par Stéphanie Senet
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Carte affichant le pourcentage, dans chaque bassin, de cours d'eau présentant des concentrations mortelles pour la vie aquatique
Carte affichant le pourcentage, dans chaque bassin, de cours d'eau présentant des concentrations mortelles pour la vie aquatique

La moitié des cours d’eau européens présentent des concentrations en produits chimiques dangereuses, voire mortelles, pour la faune et la flore aquatiques, selon une étude publiée en juin dans la revue Proceedings of the national academy of sciences (Pnas).

Ces travaux, pilotés par Ralf Schäfer de l’institut des sciences environnementales de l’université allemande de Koblenz-Landau, se présentent comme les plus complets, à ce jour, sur l’état de la pollution chimique des cours d’eau en Europe. Ils se basent sur les données de 4.000 sites de surveillance et sur les concentrations de 223 composés chimiques organiques.

Leurs conclusions montrent que 14% des cours d’eau présentent des concentrations pouvant être mortelles pour la faune. Dans 42% des cas, des dommages physiologiques importants sont probables à long terme, comme des troubles de la reproduction et une vulnérabilité accrue à certaines maladies.

Parmi les 223 produits chimiques analysés, les pesticides, les tributylétain (TBT), les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les retardateurs de flamme bromés présentent les plus grands risques pour les poissons, les invertébrés et les algues. Leur présence est directement liée aux zones agricoles et urbaines situées en amont du bassin versant.

Parmi les zones les plus exposées, se trouvent les rivières et cours d’eau d’Europe centrale, de France, et du nord de l’Europe (Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas).

«Le message principal de notre étude est de montrer que la pollution chimique des cours d’eau n’est pas cantonnée à quelques problèmes locaux mais existe à grande échelle», affirme Ralf Schäfer. Jusqu’à présent, les recherches scientifiques se focalisaient sur de plus petites zones. L’importance de cette pollution appelle donc le déploiement d’une réponse sur une aussi grande échelle, pour préserver et restaurer les écosystèmes, concluent les scientifiques.



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