En Essonne, Vermilion ne convainc pas

Le 07 septembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En Essonne, Vermilion produit plus de 2?000 barils de pétrole brut par jour.
En Essonne, Vermilion produit plus de 2?000 barils de pétrole brut par jour.
Vermilion

Le commissaire-enquêteur donne un avis défavorable au projet du pétrolier canadien de forer 10 nouveaux puits de pétrole en Essonne.

Le pétrolier canadien a de grands projets pour le département de l’Essonne. Le premier producteur de pétrole de l’Hexagone, qui produit déjà là 2.000 barils par jour, entend y développer l’exploitation d’huile. Dans ce but, la compagnie basée à Calgary a fait une demande pour réaliser 10 forages supplémentaires sur le territoire des communes de Vert-le-Grand et de Leudeville. L’enquête publique s’est déroulée du 21 mai au 27 juin. Et le rapport du commissaire-enquêteur vient d’être rendu public par la préfecture. Surprise: ses conclusions sont défavorables à l’industriel.

40 millions d’euros

Dans son rapport, Henri Bernard doute que le pétrolier investisse autant (40 millions d’euros) pour exploiter des gisements de piètre qualité. Le fluide remonté du gisement de Vert-le-Grand contient actuellement 2% de brut et 98% d’eau. Les hypothèses de production de l’industriel ne convainquent pas davantage le rapporteur: «Les courbes de production des gisements de Vert-le-Grand et de la Croix blanche, présentées dans le mémoire en réponse, ne reposent sur aucune hypothèse/justificatif», souligne-t-il.

hypothétique changement de la loi

Logiquement, Henri Bernard s’interroge: «Les estimations non justifiées laissent planer un doute sur les objectifs de Vermilion, malgré son engagement à ne réaliser ni maintenant ni plus tard l’exploration ou l’exploitation du pétrole ou du gaz de schiste par fracturation hydraulique ou toute autre technique sur ses concessions, ses permis de recherche ou ses demandes de permis de recherche en Essonne». L’expert craint que la compagnie pétrolière ne prenne position en attendant un hypothétique changement de la loi interdisant la fracturation hydraulique.

Un doute qui effleure aussi les opposants locaux à l’exploitation des hydrocarbures. Une source d’énergie dont la France s’est engagée à réduire la consommation d’un tiers entre 2012 et 2030. La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics qui peuvent, mais pas nécessairement, suivre les recommandations du commissaire-enquêteur.

 



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