En Ecosse, le sel résiste aux efforts de l’industrie

Le 06 juillet 2011 par Romain Loury
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La consommation de sel des Ecossais n’a pas baissé en cinq ans, malgré les efforts consentis par les industriels pour abaisser sa teneur dans les aliments, selon une étude, publiée par l’agence britannique chargée de l’alimentation.
 
Entre autres méfaits, le sel peut entraîner hypertension, maladies cardiovasculaires et ostéoporose… autant d’effets qui poussent les autorités chargées de l’alimentation à prôner une baisse de sa consommation, jugée trop élevée [1]. Notamment en incitant l’industrie agro-alimentaire à revoir ses recettes.
 
En la matière, la FSA se glorifie de quelques résultats avec de grandes marques britanniques: -50% de sel dans les soupes de Baxters depuis 2001, -56% dans les cakes de Nairn’s depuis 2003, indique l’agence dans un communiqué. De «vrais efforts» pour l’industrie, mais qui n’ont eu aucun effet sur la consommation de sel des Ecossais.
 
Menée en 2009 auprès de 941 adultes écossais, l’étude de la FSA révèle une consommation moyenne de 8,8 g/jour de sel (10 g/jour chez les hommes, 7,8 g/jour chez les femmes). Un chiffre sans différence significative avec les 9 g/jour relevés lors de la précédente étude de 2006.
 
Trois quart de ces personnes (75%) se situent au-dessus de la cible de 6 g/jour que s’était fixée la FSA. Il reste «beaucoup de travail à faire», auprès de la population comme de l’industrie, reconnait la FSA.
 
Un constat partagé en France, où la consommation de sel n’a diminué que de 5,2% entre 1999 et 2008, année où elle atteignait une moyenne de 7,7 g/jour. Une baisse en partie liée à un déclin des gros consommateurs (plus de 12 g/jour), dont la proportion a baissé de 30%, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
 
[1] De l’avis de nombreux experts, une consommation quotidienne de 4 g de sel est suffisante pour combler les besoins d’un adulte.


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