En Colombie britannique, on aime la taxe carbone

Le 25 février 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En Colombie britannique, on aime la taxe carbone.
En Colombie britannique, on aime la taxe carbone.

On peut être une province canadienne, dirigée par un gouvernement libéral et prôner la reconduction d’une taxe carbone. C’est tout le paradoxe de la Colombie britannique. La troisième province canadienne a mis en place, dès 2008, une taxe carbone sur les achats d’énergie. C’était l’époque où l’on imaginait encore qu’un large marché de quotas d’émission nord-américain s’ouvrirait sous peu. Un lointain souvenir.

La semaine passée, lors de la présentation de son budget 2013, le gouvernement de Victoria a publié une petite étude sur ladite taxe. Mise en œuvre durant l’été 2008, elle visait tous les achats de carburants et combustibles à hauteur de 10 dollars (7,5 euros) par tonne de CO2. Chaque année, ce taux grimpait de 5 $. Il atteint aujourd’hui 30 $/tCO2.

Répondant à la principale critique formulée par le gouvernement fédéral, le ministère des finances britanno-colombien estime que, contrairement à une idée reçue, la taxe n’a pas pénalisé l’économie régionale. Ces deux dernières années, le PIB local a progressé de plus de 2% l’an, ce qui reste enviable de nos jours.

«Les études montrent que la taxe carbone de Colombie britannique a eu et continuera d’avoir un très faible impact négatif sur le PIB de la province. Et accroître le montant de la taxe à 30 $/tCO2 aurait un impact négatif plus important sur la croissance économique», résume le ministère des finances dans son étude.

Dit autrement, l’impact est négligeable pour la croissance. Mais pas pour la population. Le produit de la taxe (environ 1 Md$/an, soit 757 M€) est intégralement utilisé pour financer des exemptions ou des baisses d’impôt pour les contribuables et les entreprises.

Résultat: «Beaucoup de Britanno-colombiens soutiennent cette taxe, aimeraient que le gouvernement en accroissent le taux et qu’il élargisse son champs d’application», indique la note du ministère.

En conséquence, le dispositif est reconduit jusqu’en 2016; année où il rapportera 1,5 Md$ (1,1 Md€).



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