En Californie, le glyphosate bientôt reconnu cancérogène

Le 30 mars 2017 par Romain Loury
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L'herbicide le plus vendu au monde
L'herbicide le plus vendu au monde
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La Californie s’apprête à intégrer l’herbicide glyphosate dans la liste des agents cancérogènes, ce qui obligera les producteurs à l’étiqueter comme tel. Parmi eux, Monsanto, qui le commercialise sous le nom de RoundUp, conteste cette inscription en justice.

Alors que le glyphosate est pris dans la tourmente des «Monsanto Papers», la Californie compte bien devenir le premier Etat américain à reconnaître la molécule comme cancérogène. Elle se base pour cela sur l’avis publié en mars 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ, branche de l’Organisation mondiale de la santé), contredit depuis par d’autres organismes.

Mardi 28 mars, le bureau d’évaluation des risques en santé environnementale (OEHHA), sous la tutelle de l’agence californienne chargée de la protection de l’environnement (CalEPA), a enfoncé le clou: «le glyphosate sera ajouté à la liste des produits chimiques connus par l’Etat [de Californie] comme étant à l’origine de cancers».

Mercredi 29 mars, le nouvel administrateur de l’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unis (EPA), Scott Pruitt, a déclaré qu’il ne comptait pas interdire l’insecticide chlorpyriphos. Suite à une pétition de plusieurs association, l’administration Obama s’y était pourtant engagée fin 2015, au motif d’effets sur le développement du cerveau chez l’enfant.

En vigueur depuis 1986 grâce à la «Proposition 65» («Safe Drinking Water and Toxic Enforcement Act»), cette liste oblige tout producteur à insérer un «Warning label» sur son produit, dans l’année qui suit son inscription.

Monsanto contre-attaque

Celle-ci sera effectuée lorsque la cour d’appel aura rendu son verdict dans l’affaire qui oppose Monsanto à l’OEHHA, indique celle-ci dans un communiqué. L’entreprise de Saint Louis (Missouri) a en effet assigné l’OEHHA devant la justice pour empêcher l’inscription du produit, et a été déboutée en première instance le 10 mars.

Monsanto estime que cette inscription est inconstitutionnelle, du fait qu’elle repose sur l’avis d’une agence non étatsunienne. Ce à quoi l’EPA a rappelé que le Circ constitue l’«étalon-or» scientifique en matière de reconnaissance des produits cancérogènes, et que ce sont ses avis qui font foi en matière d’inscription à la liste.



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