En Asie, le démantèlement des navires en haut de la vague

Le 09 janvier 2014 par Stéphanie Senet
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L'Europe représente un tiers des navires partis à la casse mais 8% seulement du démantèlement
L'Europe représente un tiers des navires partis à la casse mais 8% seulement du démantèlement

L’an dernier, 1.119 navires ont été démantelés dans le monde, selon le bilan annuel dressé par l’association Robin des bois. Un résultat important, même s’il s’avère inférieur de 16% en nombre et de 20% en volume de métal recyclé par rapport à l’année précédente.

Si l’année 2012 restera dans les archives comme une année exceptionnelle, avec un record historique de 1.328 navires partis à la casse, l’année 2013 ne s’annonce pas mauvaise. Elle reste la deuxième meilleure année depuis 2006, date à laquelle Robin des bois a commencé à chiffrer la démolition dans ses bulletins «A la casse».

La conformité des vieux navires aux règles de sécurité internationales reste à la peine. En 2013, 60% des navires démolis ont révélé des dysfonctionnements lors d’inspections menées dans les ports.

Leur moyenne d’âge s’élève, comme en 2012, à 28 ans. Par ailleurs, les navires longs de plus de 300 mètres augmentent. L’association en a dénombré 39, partis à la casse en 2013, soit 3% des vieux navires.

Même chose pour les porte-conteneurs. Ceux-ci représentent désormais 16% des navires démolis et plus de 21% des tonnages de métal recyclé. Le cas typique, rejoignant les chantiers de démolition du Sud-est asiatique, s’avère en majorité européen (69%) et en particulier allemand (48%). Il est en moyenne vieux de 22 ans.

Mais c’est le vieux vraquier qui est le plus souvent envoyé à la démolition. Robin des bois en a dénombré 387 l’an dernier, soit 35% des navires partis à la casse.

 

Les mystères du MOL Comfort

Le désastre du MOL Comfort, qui a coulé dans l’Océan indien au cours de l’été 2013, restera comme l’un des événements inexpliqués de l’année. «Les experts ont procédé à de nombreuses simulations mais n’arrivent toujours pas à expliquer les déformations ni la rupture de la coque du navire», rapporte l’association. Faisant route de Singapour vers Djeddah, en Arabie Saoudite, le géant –long de 316 m- a sombré le 17 juin à 750 kilomètres des côtes indiennes.

Deux autres navires ont connu des avaries importantes. En juillet 2013, le Hansa Brandenburg a été dévasté par un incendie. Il a ensuite été convoyé dans la plus grande discrétion vers le site de démolition de Gadani, au Pakistan. Fin décembre, le MSC Monterey a quant à lui interrompu son trajet vers Boston après la découverte d’une fissure d’1,50 m sur le pont principal. Il a trouvé refuge dans la baie de Sainte-Marie, au sud de Terre-Neuve, selon Robin des bois.

 

L’Inde, toujours numéro 1 du démantèlement

Sans surprise, le top 5 des pays démolisseurs ne change pas. En 2013, l’Inde, la Chine, le Bangladesh, la Turquie et le Pakistan ont reçu à eux seuls 92% des vieux bateaux. Si l’Inde reste le numéro 1 du démantèlement, en nombre et en volume, son activité a toutefois baissé de 35%. Ce fléchissement a touché tous les spécialistes du recyclage des navires, à l’exception de la Chine, qui a accru de 15% ses activités de démantèlement.

Avec 374 navires européens, le Vieux continent représente un tiers des vaisseaux envoyés à la casse, mais seulement 8% d'entre eux sont démantelés sur le territoire de l'UE. Si le Parlement européen a durci ses règles en imposant le recyclage des vieux navires «dans des installations agréées», il a toutefois échoué à créer un fonds de soutien au démantèlement européen.



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