En Allemagne, de l’hydrogène vert pour qui veut

Le 18 mars 2020 par Victor Miget
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Electrolyseur
Electrolyseur
McPhy

Mardi 17 mars, une trentaine d’entreprises ont signé un protocole d'accord pour développer le projet GET H2 Nukleus. Objectif: ouvrir l’accès à l’hydrogène vert pour les industriels du nord de l’Allemagne.

 

Une première. Un consortium, comprenant BP, Air Liquide, BASF, Enertrag, Innogy OGE et RWE, a signé une lettre d'intention afin de développer un réseau et un électrolyseur de 100 MW destiné respectivement à la distribution et à la production industrielle d'hydrogène vert, en Allemagne. Baptisé GET H2 Nukleus, ce projet vise à établir le premier réseau allemand d’hydrogène décarboné accessible à toutes les industries de Basse-Saxe et de Rhénanie-Nord-Westphalie.

Intégrer de nouveaux projets

Long de 130 km, le réseau s’étendra de Lingen à Gelsenkirchen. Il devrait être ouvert à tous les producteurs et consommateurs, à l’instar des réseaux de gaz ou d’électricité. Jusqu’ici, l'hydrogène est injecté dans des réseaux privés inaccessibles aux tiers. Ouvrir l’accès faciliterait l’intégration de nouveaux projets. Amprion et OGE envisagent, par exemple, de construire un électrolyseur de 100 MW en Basse-Saxe.

Celui du projet GET H2 sera installé à Lingen. Il sera alimenté par des parcs d’éoliennes marines exploités par l’électricien RWE. L’hydrogène sera transporté vers les raffineries et parcs chimiques de Lingen, Marl et Gelsenkirchen. Raffineurs et pétrochimistes utilisent déjà de grandes quantités d'hydrogène gris dans leur processus de production.

Recourir à cet homologue vert réduira «considérablement leurs émissions de carbone», assure un communiqué d’OGE. Des gazoducs des gestionnaires de réseaux de transport de gaz Nowega et OGE seront reconvertis pour l’acheminement de l’hydrogène. D’autres pipelines seront construits par Evonik.

La production d’hydrogène vert et l'approvisionnement des clients devraient démarrer d'ici fin 2022. Sous réserve que cela soit «économiquement viable» et que les conditions politiques soient favorables, rappelle OGE.