- 

En Afrique du Sud, les rhinocéros jouent la fille de l’air

Le 11 mai 2015 par Aude Massiot
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le rhinocéros unicorne.
Le rhinocéros unicorne.
Art G.

Malgré l’implication du gouvernement, le braconnage de rhinocéros pour la vente de leurs cornes ne cesse d’augmenter en Afrique du Sud. Un nouveau record a été atteint en 2014. L’augmentation se poursuit cette année.

«Notre programme de conservation des rhinocéros, lancé l’année dernière, est en train de porter ses fruits», annonçait le 10 mai Edna Molewa, ministre de l’environnement d’Afrique du Sud. Un résultat pourtant contredit par les chiffres de son administration. L’an passé, 1.004 mammifères ont été victimes du braconnage contre 1.215 l’an passé.

L’année 2015 s’annonce mal: sur les 4 premiers mois, le nombre de rhinocéros abattus pour leurs cornes aurait augmenté de 18% par rapport à la même période 2014. Dans son rapport A la trace, publié le 7 mai, l’association Robin des bois estime que «l’année 2015 pourrait battre le triste record de 2014». Au 5 mars, déjà 189 rhinocéros avaient été tués en Afrique du Sud.

Tirer les braconniers à vue

La politique du gouvernement sud-africain comprend deux grands axes: répression des braconniers et protection des animaux en les plaçant dans des «zones de protection intensives» (IPZ). Depuis le début de l’année, l’association environnementale a dénombré 39 arrestations, et 4 personnes tuées par des gardes de parcs naturels pour des activités relatives au trafic de cornes de rhinocéros.

Des rhinocéros hélitreuillés

L’autre volet de la politique gouvernementale n’est pas moins polémique. Elle consiste à transporter les animaux dans des zones réputées inaccessibles aux braconniers. Pour cela, les animaux à cornes sont purement et simplement héliportés. «Les rhinos blancs, les plus gros, sont hissés par les 4 pattes et la tête. Pour les rhinos noirs, plus légers, la tête pendouille comme la queue, décrit l’association française. A part le crash de l’hélicoptère ou de l’avion, la cause la plus fréquente de la mort du rhinocéros est l’overdose de tranquillisant au début de l’opération.»

Le gouvernement prévoit de déplacer 200 rhinocéros en 2015, pour un coût unitaire de 40.400 dollars (36.232 €), selon Rhinos whithout borders. Certains sont vendus et exportés dans des pays voisins, comme la Zambie.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus