En 2050, plus de trois quarts des océans déséquilibrés

Le 08 mars 2017 par Romain Loury
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Acidification et surchauffe
Acidification et surchauffe

D’ici 2050, 86% des océans pourraient être au-delà de leur gamme de variabilité naturelle, principalement en termes de pH ou de température, révèle une étude publiée mardi 7 mars dans la revue Nature Communications.

Stephanie Henson, du National Oceanography Centre de Southampton (Royaume-Uni), et ses collègues se sont penchés sur quatre grandes menaces que fait peser le réchauffement sur les océans: la hausse de température, l’acidification, la baisse de production primaire (à l’origine des nutriments) et la teneur en oxygène. Verdict: il est urgent d’agir, et rapidement.

Selon un scénario tendanciel (les RCP8.5, qui prévoient une hausse de température comprise entre +2,6°C et 4,8°C d’ici 2100), 55% des océans pourraient être sortis de la gamme de variabilité naturelle d’ici 2030 pour au moins deux de ces facteurs –le plus souvent le pH et la température.

En 2050, la surface affectée serait de 86%. Et en 2100, quasiment tous les océans seraient très fortement perturbés: 62% présenteront un déséquilibre pour les quatre facteurs, 37% pour «seulement» trois d’entre eux (pH, température, oxygène).

L’Arctique et les tropiques

Réduire les émissions de gaz à effet de serre, selon les objectifs d’émissions affichés par les Etats lors de la COP21 (+2,8°C d’ici la fin du siècle), pourrait atténuer l’impact, mais de manière très partielle. En 2030, seuls 34% des océans seraient affectés par un déséquilibre sur au moins deux facteurs, et 69% en 2050.

Parmi les régions les plus vulnérables, l’océan Arctique et les régions sous-tropicales. Selon les chercheurs, ce sont pour l’instant les seules où la température se situe au-delà de la gamme de variabilité. De plus, ils sont touchés par l’acidification, dont les valeurs sont anormales sur 99% des océans.

«Actuellement, il est difficile de savoir dans quelle mesure l’adaptation des écosystèmes ou la migration des espèces [pour retrouver des conditions plus propices, ndlr] leur permettra de résister à l’évolution de ces changements. Ce qui est clair, c’est que, dans les océans du futur, il y aura des gagnants et des perdants», jugent les chercheurs, qui appellent à réduire nos émissions au plus vite.



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