En 2030, le Royaume-Uni à l’étroit

Le 26 juin 2014 par Romain Loury
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L'Angleterre bientôt trop petite?
L'Angleterre bientôt trop petite?
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Les Britanniques pourraient avoir besoin de 7 millions d’hectares additionnels pour assouvir leurs besoins alimentaires en 2030, soit plus d’un tiers de leur surface actuellement cultivée. Pénurie assurée si la demande ne se tasse pas d’ici là.

C’est un rapport de l’université de Cambridge, publié mercredi 25 juin, qui l’affirme: au rythme actuel, les besoins agricoles du Royaume-Uni pourraient s’élever de 2 à 7 millions d’hectares. Or le pays, d’une superficie totale de 24,2 millions d’hectares, compte actuellement 18,2 millions d’hectares de terre agricole.

Certes, il sera possible de dégager des terres, par intensification des cultures, des meilleurs rendements dans l’élevage, en réduisant le gaspillage alimentaire ou grâce à des régimes alimentaires moins tournés vers la viande. Selon les experts, cela permettrait d’accroître de 1 à 5 millions d’hectares l’offre en terres.

Au final, il y a donc de grandes chances que la situation alimentaire du Royaume-Uni, avec ses 71,4 millions d’habitants en 2030 contre 62,6 millions en 2012, devienne plus précaire. Or le pays est déjà bien loin de l’autosuffisance pour des denrées aussi vitales que les fruits et légumes, dont elle ne produit qu’environ 10% et 50% de sa consommation.

Tensions environnementales

La situation est d’autant plus tendue que le pays s’appuie sur les biocarburants pour remplir son engagement en matières d’énergies renouvelables (15% de l’énergie totale d’ici 2025), et qu’il prévoit d’accroître sa couverture forestière, l’une des plus faibles d’Europe. Et selon des modélisations climatiques, le réchauffement pourrait fortement diminuer les rendements de plusieurs cultures, dont la pomme de terre et la carotte. Un véritable «seculus horribilis» en perspective…

Si la situation paraît moins critique en France, elle ne file pas du bon coton. L’artificialisation des terres, à 90% au détriment des terres agricoles, ne cesse de s’accélérer: sur la période 2006-2009, on estime son rythme à un département français moyen (6100 km2) artificialisé en sept ans, alors qu’il fallait 10 ans sur la période 1992-2003.



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