En 2016, les OGM de nouveau en hausse

Le 04 mai 2017 par Romain Loury
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+3% par rapport à 2015
+3% par rapport à 2015
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Au niveau mondial, la surface agricole cultivée avec des OGM est repartie à la hausse en 2016, rapporte l’International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (Isaaa) dans son bilan annuel publié jeudi 4 mai. Une évolution de nouveau tirée par les deux grands producteurs (Etats-Unis, Brésil), tandis que la tendance est plus variable dans d’autres pays.

Pour la première fois en 2015, la surface agricole mondiale allouée aux plantes GM avait connu une baisse, de l’ordre de 1%. L’Isaaa[i] avait alors imputé ce léger recul à la baisse des prix agricoles cette année-là. Or en 2016, la tendance GM semble de nouveau en augmentation.

Dans son rapport annuel publié jeudi 4 mai, l’Isaaa annonce une hausse de 3% (+5,4 millions d’hectares) en un an, soit 185,1 Mha en 2016 contre 179,7 Mha en 2015. Le tout réparti dans 26 pays (contre 28 en 2015), au premier rang desquels les Etats-Unis (39,4% des surfaces mondiales GM), le Brésil (26,5%), l’Argentine (12,9%), le Canada (6,3%) et l’Inde (5,8%).

Le Brésil et les Etats-Unis, pays moteurs

Sans surprise, cette croissance est une fois de plus tirée par les pays déjà fortement producteurs d’OGM. Parmi eux, les Etats-Unis (+2,8%), le Brésil (+11,1%), le Canada (+5 ,5%) et l’Afrique du Sud (+17,4%). D’autres grands producteurs, comme l’Argentine et l’Inde, sont quant à eux en baisse, de respectivement 2,9% et 6,9%.

En Europe, seuls quatre pays produisent des OGM –à savoir le maïs MON810, seule variété autorisée par l’UE-, pour une surface totale de 136.000 hectares en 2016 (contre 117.000 ha en 2015, soit +17%). Plus grand producteur, l’Espagne se situe à 129.000 ha, suivie de très loin par le Portugal, la République tchèque et la Slovaquie. La Roumanie n’a quant à elle pas planté d’OGM en 2016.

Si l’Isaaa espère beaucoup de l’Afrique, celle-ci se montre pour l’instant plutôt ingrate. Après l’Egypte, c’est au tour du Burkina Faso de n’avoir planté aucun OGM en 2016, ce qui ne laisse que l’Afrique du Sud et le Soudan au petit club des pays africains GM. D’autres pourraient les rejoindre bientôt, dont le Kenya, le Malawi et le Nigeria, qui s’acheminent vers une autorisation de culture en champ, indique toutefois l’Isaaa.

Des chiffres sujets à caution

Sur son site internet, l’association Inf’OGM conteste plusieurs de ces chiffres, qui ne collent pas toujours avec d’autres sources. Exemple au Canada, où l’Isaaa annonce une hausse de 5,5%, tandis que le département américain à l’agriculture (USDA) évoque au contraire une légère baisse (-1,1%).

Quant à l’Europe, «l’Isaaa parle d’une augmentation globale. Or l’augmentation n’est significative qu’en Espagne, où les données sont d’ailleurs aussi sujettes à débat. En République tchèque, à partir d’une surface déjà dérisoire, on assiste à une forte diminution (995 ha à 75 ha), de même qu’au Portugal (de 8.017 ha à 7.070 ha)», commente Inf’OGM.



[i] Créée en 1991, l’Isaaa, ou Service international pour l’acquisition d’applications agricoles biotechnologiques en français, est une association à but non lucratif militant pour le recours aux OGM à travers le monde.

 



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