En 2014, la capitale verte de l’Europe sera Bristol, Copenhague ou Francfort

Le 13 avril 2012 par Stéphanie Senet
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Copenhague emportera-t-elle les suffrages ?
Copenhague emportera-t-elle les suffrages ?

Après Nantes en 2013, quelle sera la prochaine capitale verte européenne? Les trois villes finalistes ont été choisies le 12 avril. Elles seront départagées le 29 juin prochain en Espagne, à Vitoria-Gasteiz, lauréate du cru 2012.

Pas moins de 12 indicateurs sont utilisés pour classer les performances des villes candidates. Il s’agit de la contribution locale au changement climatique, du transport local, des espaces verts (incluant l’utilisation durable des terres), de la biodiversité, de la qualité de l’air, de la pollution sonore, de la production d’eau, son assainissement et sa consommation, de la production et de la gestion des déchets, de l’éco-innovation et l’emploi durable, de la gestion de l’environnement par les autorités locales et de la performance énergétique.

Tous ces critères sont passés en revue par un groupe d’experts, composé de représentants de la Commission européenne, du Parlement, du Comité des régions, de l’Agence européenne pour l’environnement (EEA), de l’ICLEI (les gouvernements locaux pour le développement durable), du Bureau de la Convention des maires et du Bureau européen de l’environnement.

18 villes avaient posé leur candidature (1). On y trouve des municipalités allemandes, autrichiennes, belges, britanniques, danoises, espagnoles, finlandaises, grecques, italiennes, néerlandaises, roumaines, ou turques. Aucune ville française n’a postulé. La victoire de Nantes en 2013 en a sans doute découragé plus d’une. A noter que les trois villes finalistes sont plus ou moins de la même importance : 440.000 habitants à Bristol, 540.000 à Copenhague et 660.000 à Francfort.

Si Bristol la britannique a été sélectionnée, c’est pour plusieurs raisons. Dès 2000, elle s’est attachée à réduire son impact sur le climat à travers plusieurs plans d’action. Un inventaire des émissions a été réalisé puis la ville a défini l’objectif de réduire ses émissions de 60% d’ici à 2050 par rapport à 1990. Un objectif plus ambitieux a d’ailleurs été retenu depuis : -40% d’ici à 2020 et -80% d’ici à 2050 par rapport aux émissions de 2005.

Pour améliorer la qualité de l’air, et réduire la part des polluants (dioxyde d’azote et particules fines PM10), le trafic automobile a fait l’objet de mesures efficaces puisqu’il a baissé entre 2006 et 2011 dans les principales agglomérations.

La ville de naissance de Cary Grant bénéficie par ailleurs d’une certification EMAS (Eco Management and Audit Scheme) pour son système de management de l’environnement. Seules trois municipalités, outre- Manche, ont décroché ce sésame.

Quant à la capitale danoise, elle a mis en avant son programme pour une meilleure performance énergétique.  Trois quarts de ses réductions d’émission de CO2 sont basés sur l’évolution de son système énergétique, notamment par le remplacement progressif du charbon par la biomasse dans les principales centrales thermiques et électriques de la ville.

Autre point fort de la ville : la place accordée à la petite reine. Copenhague se présente comme le paradis européen des cyclistes. L’objectif fixé par la capitale est de voir, en 2015, 50% de la population utiliser la bicyclette pour rejoindre son lieu de travail ou d’étude. Les piétons sont également visés par des mesures municipales afin de voir le recours à la marche à pied augmenter de 20% entre 2009 et 2015.

Au rayon du management environnemental, Copenhague a réussi son développement de l’alimentation bio, qui représente aujourd’hui 68% du marché.

De son côté, Francfort rivalise avec Copenhague pour améliorer la performance énergétique. Elle a misé sur le développement des usines de cogénération et sur la lutte contre les déperditions d’énergie. Sa gestion des déchets peut servir de modèle en Europe : les volumes baissent régulièrement et la part de déchets résiduels a quasiment été divisée par deux au cours des deux dernières décennies. La mise en place d’une collecte de biodéchets et l’introduction d’emballages légers ont favorisé ce résultat.

En matière de transports, elle a également opté pour les modes les moins émetteurs. Ses habitants préfèrent le bus, le train, le vélo ou la marche.

La ville allemande avance enfin deux atouts particuliers. Sa consommation d’eau par les ménages et les petits commerces a été réduite de 14% entre 1990 et 2010 alors que la population s’est accrue de 8,5% sur la même période. L’accès aux espaces verts a enfin été privilégié pour les habitants, avec la création d’une ceinture verte autour de la ville qui représente un tiers de la superficie totale.

Le prix de la capitale verte d’Europe a été créé il y a deux ans. En 2010, Stockholm a remporté la palme, suivie par Hambourg en 2011, et Vitoria-Gasteiz en 2012.

(1)Il s’agit d’Anvers, Brasov, Bristol, Bruxelles, Bursa, Copenhague, Francfort, Gand, Ljubljana, Newcastle, Rotterdam, Stoke-en-Trent, Tampere, Thessalonique, Turin, Trabzon, Vienne et Saragosse.



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