En 2010, les catastrophes coûtent trois fois plus cher

Le 29 mars 2011 par Geneviève De Lacour
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Selon une annonce faite par le réassureur helvétique Swiss Re, le coût des catastrophes d’origine humaine et naturelle a été multiplié par trois en 2010, notamment en raison de nombreux séismes. Au total, les dommages ont atteint l’année dernière la somme de 218 milliards de dollars (154,4 milliards d’euros) a précisé le deuxième réassureur mondial dans un communiqué.

Une facture qui devrait encore s’alourdir en 2011 avec les séismes du Japon et de Nouvelle-Zélande.

Selon l’étude annuelle Sigma de Swiss Re, les désastres ont provoqué la mort de 304.000 personnes, le chiffre le plus élevé depuis 1976.

Le tremblement de terre qui a ravagé Haïti en janvier 2010 a été le plus meurtrier avec plus de 222.000 morts et la vague de chaleur qui a touché la Russie en juin dernier a provoqué le décès de 55.630 personnes.

Concernant les coûts, le séisme qui a frappé le Chili en février 2010 a été l'événement le plus cher de l'année avec 8 milliards $ (5,68 milliards €), suivi du tremblement de terre en Nouvelle-Zélande en septembre qui pourrait coûter entre 6 et 12 milliards $ (entre 4,26 et 8,52 milliards €).

Tous types de catastrophes confondus, 10 événements ont atteint ou dépassé des dommages d'1 milliard $ (709,86 millions €). La tempête hivernale Xinthia qui a balayé l'Europe de l'Ouest se place en troisième position.

Dans l'ensemble, l'année 2010 aura été particulièrement coûteuse, tant en termes de victimes que de charges financières, commente dans le communiqué Thomas Hess, chef économiste de Swiss Re. A des séismes dévastateurs se sont ajoutés une série de phénomènes météorologiques extrêmes, dont des inondations massives.

«Même si l'activité sismique mondiale ne montre pas d'augmentation à long terme, les décès et les dégâts provoqués par les séismes sont en hausse», a estimé Balz Grollimund, l'un des auteurs de l'étude. La croissance de la population, notamment dans des zones urbaines situées dans des zones sismiques, est notamment à l'origine de cette tendance, a-t-il expliqué. En 2010, les séismes ont été à l'origine d'environ un tiers des désastres et devraient encore alourdir la facture cette année pour les assureurs.

Les catastrophes qui ont sévi l'année dernière démontrent, selon l'expert, la nécessite «d'améliorer la gestion et la prévention des crises».

Les dégâts provoqués par le séisme et le tsunami qui ont frappé le Japon le 11 mars devraient provoquer des «coûts d'assurance élevés», a précisé Swiss Re sans les chiffrer. Le groupe suisse avait estimé ses propres coûts à 1,2 milliard $ (85 millions €). Pour sa part, le cabinet de modélisation et d'évaluation du risque AIR Worldwide estime ces coûts entre 20 et 30 milliards $ (entre 14,19 et 21,29 milliards €), selon un communiqué publié le 25 mars à Paris.

 



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