En 2010, le Giec se réforme

Le 31 décembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Rétrospective 2010

 


Sur son site, les internautes trouveront jusqu’au 11 janvier une inhabituelle offre d’emploi. Le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) recrute, en effet, un directeur de la communication. Un poste qui n’existait pas depuis 23 ans qu’existe ce réseau de climatologues, chapeauté par le Programme des Nations unies pour l’environnement et par l’Organisation météorologique mondiale.

 

Cette ouverture annoncée du Giec sur le monde extérieur (médias, société civile) est l’une des conséquences les plus visibles du rapport rendu, le 30 août, par l’InterAcademy Council.

 

Mandatée par l’ONU, cette réunion des principales académies des sciences a, 4 mois durant, réalisé un audit du fonctionnement de l’institution basée à Genève, et proposé certaines réformes pour éviter que des bourdes, comme celles révélées après la publication du 4 e rapport d’évaluation, en 2007, puissent à nouveau se glisser dans les prochains document de l’institution chargée d’établir l’état de l’art climatique.

 

Première des réformes proposées par l’InterAcademy Council : accroître l’équipe de permanents du Giec (ils ne sont qu’une dizaine pour l’instant !). Dans leur rapport, les auditeurs estiment nécessaire d’augmenter le nombre de décideurs au sein de l’institution, ne serait-ce que pour ne pas laisser à un nombre d’experts trop réduit le soin de trancher sur des questions scientifiques ou méthodologiques complexes.

 

Le rapport demande également que les éditeurs des révisions des prochains rapports soient nantis d’une plus grande responsabilité pour gérer les commentaires et les suggestions de leurs relecteurs. Difficile, en effet, de donner suite à des centaines de remarques, comme c’est le cas après chaque round de relecture. Pour mémoire, les différentes versions des textes composant le 4e rapport d’évaluation contiennent environ 90.000 de ces commentaires...

 

Le rapport d’évaluation du Giec manque aussi de cohérence, soulignent les enquêteurs de l’InterAcademy Council. Les trois tomes (le premier est consacré aux changements climatiques, le second aux conséquences du phénomène, et le troisième aux moyens de s’adapter auxdits changements) n’évaluent pas les risques de la même façon. Dans la même veine, les rapporteurs du Giec sont désormais priés d’asseoir leur jugement sur un maximum de données ou d’éléments de preuve. Un conseil qui permettra d’éviter, à l’avenir, que ne se renouvellent des erreurs comme l’annonce prématurée de la fusion des glaces de l’Himalaya.

 

La communication n’est pas le fort du Giec. L’institution a mis plusieurs semaines à répondre aux accusations portant, précisément, sur ces glaces ou sur la partie submersible des Pays-Bas. Insensé à l’heure d’internet. Pour éviter que ne se renouvelle pareil « bug », l’InterAcademy Council a demandé l’embauche d’un responsable de la communication. Son nom sera probablement connu dans les premières semaines de 2011.



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