Emplois «verts»: une conférence nationale en janvier

Le 10 septembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Les panneaux solaires mal posés sur les toits du fait d’un manque de formation des couvreurs, l’absence de compétence en électricité du mécanicien qui bloque le développement des voitures électriques, le manque de forestiers entravant celui de la «filière bois», la carence en géologues, problématique pour relancer la géothermie…

Presque deux ans après le discours de clôture du Grenelle de l’environnement par le chef de l’Etat, le gouvernement se demande toujours comment créer, ou adapter, 600.000 emplois «verts». Pour tenter d’y remédier, Valérie Létard a présenté hier en Conseil des ministres puis devant la presse des «orientations pour le développement des métiers liés à la croissance verte».

Un plan de mobilisation sera détaillé lors d’une conférence nationale en janvier 2010, a indiqué la secrétaire d’Etat en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. Elle sera précédée en octobre par la réunion d’un comité national de pilotage et la mise en place de comités par filière et par secteur; en novembre par la participation des régions: les premières conventions seront alors signées; en décembre par la validation d’un plan d’action final par le comité de suivi du Grenelle de l’environnement.

La priorité ira aux quatre secteurs qui continuent de poser problème, et déjà mis en avant par une étude de l’Ademe en juillet 2008 (1) et celle du Boston consulting group en juin dernier (2): le bâtiment, les transports, les énergies renouvelables ainsi que la prévention des risques naturels et technologiques.

Pourquoi le gouvernement a-t-il mis deux ans à lancer un tel plan? Valérie Létard explique ce lent décollage par «la multiplicité des acteurs, notamment dans la formation professionnelle». Ancienne secrétaire d’Etat chargée de la solidarité, elle avait lancé un plan similaire en décembre 2008 pour les métiers du médico-social et de la petite enfance. Mais en matière d’environnement, de déchets et d’énergie, il s’agit de créer des formations qui n’existent pas encore: qui formera les futurs formateurs? «Nous avons un problème d’accélération de masse de la formation», a reconnu la commissaire générale au développement durable Michèle Pappalardo. Le Commissariat général au développement durable (CGDD) et l’Ademe seront associés au plan.

Autre obstacle: la formation professionnelle est une compétence relevant moins de l’Etat que des régions. Le gouvernement entend décliner son plan localement. Les régions seront très fortement invitées par le gouvernement à encourager la promotion de ces «nouveaux» emplois.

(1) Dans le JDLE «Le Grenelle pourrait doubler le marché de l’énergie»
(2) Dans le JDLE «Le Grenelle ne permettra pas à la France d’atteindre le ‘facteur 4’»


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