Emplois dans l’environnement: vers plus de cohérence

Le 15 septembre 2006 par Agnes Ginestet
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Une mission d’inspection propose des solutions pour améliorer la coordination entre les différents acteurs de ce secteur, tant sur le plan régional que national.

325.000 en 2000, 370.000 en 2004. Le nombre d’emplois dans le domaine de l’environnement ne cesse de progresser, en lien avec le développement de nouvelles filières: récupération, énergies renouvelables, technologies et produits propres... Mais sur le terrain, les limites du champ de l’environnement sont floues, et aides à l’emploi et formations manquent d’adéquation avec les besoins des employeurs.

De novembre 2005 à mai 2006, l’inspection générale de l’environnement et l’inspection générale des affaires sociales ont en effet mené leur enquête. Dans le cadre de la mission «l’emploi dans le domaine de l’environnement et les dispositifs d’aide à l’emploi», elles ont interrogé les représentants des acteurs de l’environnement, du service public de l’emploi, des activités d’insertion, à l’échelle nationale et régionale. Le but étant, entre autres, d’évaluer l’application des mesures du plan de cohésion sociale (PCS), issu du ministère chargé de l’emploi.

De cette démarche, la mission a pu dresser un état des lieux de l’emploi dans l’environnement et proposer des solutions. Ainsi, les éco-activités ne sont pas assez connues sur les plans économique et statistique et les créations d’emplois qui leur sont liés ne font pas l’objet d’un suivi assez documenté. Le champ de l’environnement n’a pas été défini de façon précise, ce qui le rend peu opérationnel pour les politiques de l’emploi. La mission a constaté sur le terrain la multiplicité des fonctions occupées par certains acteurs de l’environnement, sans pour autant qu’elles soient coordonnées entre elles. Ainsi, elle propose par exemple un recentrage des missions confiées aux réseaux Territoires-environnement-emplois (TEE). Elle recommande aussi la création d’une coordination emploi-environnement dans chaque région pour centraliser les informations et les attentes des acteurs qui sont alors directement prises en charges (guide des métiers, montage de formations…).

La mission a également observé une inadéquation entre les dispositifs d’accompagnement des mesures «emplois aidés» du PCS et les attentes des employeurs, que ce soit du secteur marchand ou non marchand. Elle recommande donc une concertation entre les ministères concernés et les collectivités et éco-entreprises afin de réaliser une évaluation des besoins secteur par secteur. Un pôle emploi environnement pourrait aussi être créé au ministère chargé de l’environnement. Ses missions: évaluer les impacts des politiques environnementales sur l’emploi, améliorer la comptabilité statistique des emplois environnementaux, suivre le dispositif d’aide du PCS, et piloter les coordinations régionales emploi-environnement (Cree).

Enfin, la mission a constaté que les formations initiales ou continues à l’environnement et au développement durable qui se sont développées ces dernières années ne correspondent pas toujours aux besoins des employeurs. Elle suggère d’instaurer une convention de coopération entre les deux ministères chargés de l’emploi et de l’environnement. Cela permettrait une meilleure connaissance du marché de l’emploi environnemental et une meilleure adaptation de l’offre de formation aux besoins des employeurs, du public comme du privé. Sur le plan régional, une réunion annuelle obligatoire concernant l’emploi environnemental pourrait être instituée au sein du service public de l’emploi (Sper).


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