Emmanuel Macron se fait marchand de sable

Le 14 avril 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En 2012, le Peuple des Dunes se faisait déjà entendre.
En 2012, le Peuple des Dunes se faisait déjà entendre.

Bercy a tranché. Entre la préservation de l’environnement marin breton et l’activité économique d’une seule entreprise, le ministre de l’économie a choisi. Dans un communiqué diffusé ce mardi 14 avril, Emmanuel Macron annonce avoir accordé une concession pour l’exploitation du sable coquillier dans la baie de Lannion.

250.000 mètres cubes de «trez»

La Compagnie armoricaine de navigation (CAN) pourra donc extraire 250.000 mètres cubes de «trez» par an. Cette exploitation sera interdite entre les mois de mai et septembre. Formulée en 2009 par la filiale du groupe Rouiller, la demande d’exploitation portait initialement sur 400.000 m3 par an.

Cette demande d’extraction vient en substitution de l’exploitation historique du maërl, substance calcaire formée à partir de débris d’algues marines, dont la reconnaissance comme habitat à haute valeur écologique a conduit à interdire progressivement son extraction depuis 2010, rappelle Bercy.

L'extraction sera limitée à 50.000 m3 au cours de la première année pour atteindre les 250.000 m3 après 5 années d'exploitation. L'arrêté préfectoral ne sera initialement délivré que pour une période d'un an «afin de rendre effectif le suivi des opérations d'extraction et en permettre l'arrêt si nécessaire», précise Bercy.

les opposants sont de sortie

«Les études concluent avec suffisamment de certitude à l'absence d'impact significatif sur l'environnement et les autres activités pour pouvoir débuter l'extraction», estime Emmanuel Macron, cité dans le communiqué. «Mais il faut être vigilant et démarrer progressivement avec un suivi strict pour pouvoir déceler tout impact imprévu et adapter en conséquence le projet», ajoute l’ancien banquier d’affaires.

Les opposants du collectif «Le peuple des dunes du Trégor» ont exprimé leur désaccord avec la décision du ministre pendant la réunion de concertation et ont quitté les lieux. «Puisque nous n'avions plus rien à faire en discussionfaire, nous avons quitté la salle», a affirmé son président Alain Bidal à l'AFP à sa sortie de Bercy.



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