Emmanuel Macron conforte le projet Lyon-Turin

Le 28 septembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Pas de bout du tunnel Lyon-Turin avant 2030.
Pas de bout du tunnel Lyon-Turin avant 2030.
VLDT

A l’occasion du sommet franco-italien du 27 septembre, le président de la République française et le président du Conseil italien ont «confirmé l’importance stratégique de la section transfrontalière de la ligne Lyon-Turin». Mais ils n'ont pas parlé que du tunnel.

Le compte rendu de la réunion, rédigé par les services de l’Elysée, indique «que les travaux préliminaires sont désormais en voie d’achèvement et que le lancement des travaux ultérieurs, notamment pour la réalisation du tunnel de base, est en préparation».

Développer un plan économique

«Des engagements ont été pris, des financements communautaires ont été décidés, nous devons là-dessus être clairs sur le tunnel de base et je veux ici réaffirmer notre engagement à l’un et l’autre. Nous pouvons juste l’un et l’autre regretter que d’autres aient fait avant nous des percées. Et donc, dans la stratégie que l’Italie et la France auront à conduire, il faudra développer sur le plan économique cet axe», a indiqué Emmanuel Macron, lors de la conférence de presse.

En chiffres. La Transalpine Lyon-Turin, qui doit être opérationnelle en 2030, comprend 150 km de lignes ferroviaires nouvelles et un tunnel de 57 km passant sous le massif du Mont-Cenis. Elle doit permettre de mettre sur le train 2 millions de camions par an et de transporter 5 millions de voyageurs.

Un groupe de travail binational sera néanmoins formé. Sa mission: préciser les modes de financement d’un ouvrage de 57 kilomètres de long dont le coût est estimé à plus de 26 milliards d’euros. Une facture dont le montant a fini par dissuader la ville de Grenoble de participer au financement du plus grand projet ferroviaire de France.

A la fin du mois de juillet, la ministre des transports, Elisabeth Borne, avait annoncé la mise en pause des grands projets d’infrastructures, en particulier ferroviaires, jugés trop coûteux.

Poids lourds

A quelques heures de la visite de trois ministres[1] dans la très polluée vallée de l’Arve, Emmanuel Macron et Paolo Gentiloni ont mis en place un autre groupe de travail chargé de définir, d’ici la fin de l’année, les modalités de mise en œuvre de l’interdiction des poids lourds Euro III dans les tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus.

Les deux gouvernements ont également réitéré leur objectif de concéder pour 10 ans l’exploitation de l’autoroute ferroviaire alpine, qui permet aux camions de rallier par le train Orbassano (ouest de Turin) au départ d’Aiton (Savoie) en passant par le tunnel du Fréjus.



[1] Nicolas Hulot, Elisabeth Borne et Agnès Buzyn

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus