Emissions de NOX des véhicules: des tests bientôt grandeur nature

Le 04 février 2015 par Stéphanie Senet
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Les voitures vont devoir prendre l'air
Les voitures vont devoir prendre l'air

Bruxelles va proposer d’obliger les constructeurs européens à réaliser leurs tests d’émission de polluants «en conditions réelles». Un signal positif pour la qualité de l’air après l’annonce, par la nouvelle Commission européenne, de l’abandon du paquet législatif dans l’agenda 2015.

 

 

Cette réforme est en train d’être finalisée par la Commission européenne, annonce The Guardian. Les constructeurs automobiles ne seront pas totalement surpris puisque le laxisme des tests pratiqués en laboratoire a été dénoncé à plusieurs reprises: des revêtements sans aspérités, des fenêtres ouvertes, un alignement des roues orienté, ou encore une température, une pression et une humidité favorables à la réduction des émissions. Une étude, publiée par l’ICCT[1] en octobre2014, estime que les émissions d’oxydes d’azote des voitures diesel étaient, en 2013, 7 fois plus élevées que la limite fixée par la norme Euro 6 (80 milligrammes au kilomètre depuis le 1er septembre 2014). La méthodologie actuellement appliquée a été mise au point il y a 25 ans. L’heure de sa réforme a sonné.

L’association Transport & Environment estime qu’il s’agit d’un «pas en avant important pour réduire la pollution atmosphérique». Interrogé par le JDLE, François Cuenot, en charge de la pollution atmosphérique à T&E précise que «ces tests pourraient être obligatoires pour mesurer les émissions d’oxydes d’azote dès 2017». «La proposition législative devrait l’imposer aux émissions de particules fines et de monoxyde de carbone dans un second temps. Les fabricants d’équipements embarqués travaillent actuellement à la commercialisation de nouveaux systèmes de mesure, qui restent aujourd’hui à l’état de prototypes», poursuit-il.

Les tests de mesure des émissions de CO2 des voitures ne sont pas concernés par ce texte en préparation car ils relèvent d’un autre dispositif. Leurs résultats sont pourtant, eux aussi, sous-estimés: d’environ 38% en 2013 selon une étude de l’ICCT.

La Chine et la Corée, qui envisagent également d’abandonner les tests des voitures en laboratoire, jugés trop éloignés de la réalité, ont les yeux rivés sur Bruxelles. L’avenir de cette réforme dépendra du soutien des Etats membres de l’Union européenne.



[1] International council on clean transportation

 



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