Emergence d’un marché sur les risques climatiques

Le 28 mai 2007 par Claire Avignon
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Météo-France et Nyse Euronext, premier groupe boursier, ont décidé de s’associer pour répondre à la demande d’informations des industriels et des assureurs sur l’impact des variations météorologiques concernant leurs activités. Le champ d’activité de la nouvelle société pourrait très rapidement prendre une ampleur mondiale.

Les variations météorologiques normales ont une influence importante sur l'économie: que le mois de mai soit mauvais, et le secteur textile ne vend plus ses vêtements. Que la température monte un peu trop, et les vendeurs de boissons ne parviennent plus à approvisionner les grandes surfaces. Ces risques, certaines entreprises les prennent en compte depuis longtemps. Mais l'air du temps, lié à la médiatisation du réchauffement climatique, semble propice à l'émergence d'un marché spécialisé. «Cela fait 5 ans environ que la demande des industriels va crescendo. Et surtout, ils exigent des données plus précises et plus adaptées à leur activité, explique Jean Carle, administrateur de Metnext, société détenue à 65% par Météo-France et à 35% par Euronext, filiale de Nyse Euronext.

Metnext propose deux services. Le premier consiste à créer des indices sur mesures, conçus comme des outils d'aide à la décision. Les secteurs visés sont principalement la grande distribution, le textile et l'énergie. Pour chaque société cliente, Metnext établit les paramètres météorologiques (température, quantité de pluie, force et direction du vent) qui affectent le plus son activité. «On crée ainsi un indice qui peut être intégré, par exemple, dans un logiciel de prévision de vente», indique Jean Carle.

L'activité de la filiale de Météo-France ne s'arrête pas là. Ce ne sont pas seulement les industriels qui s'intéressent aux prévisions météo, le monde des «preneurs de risque», tels que assureurs, réassureurs, courtiers, banques, a également besoin de grenouilles. Les assureurs et les réassureurs, notamment, vont pouvoir développer les contrats pour se protéger contre les aléas du temps. Un embouteilleur pourrait ainsi s'assurer contre un été plus frais que la normale.

La société avoue des ambitions européennes, mais aussi internationales, rendues possibles par le rapprochement, ces derniers mois, de Nyse (New York stock exchange) et d'Euronext. Cependant, des concurrents sont déjà sur le marché, comme le Global warming index qu'UBS a lancé en avril.




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