Emballages biodégradables: le syndrome des agrocarburants

Le 08 juillet 2008 par Victor Roux-Goeken
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«L’emballage plastique représente aujourd’hui 1,5% de l’utilisation du pétrole» en France, estime le Conseil national de l’emballage (CNE). Bien que le développement de produits de substitution issus de ressources renouvelables doive s’imposer, «la mise en marché de nouveaux matériaux plastiques issus de ressources renouvelables –‘biomatériaux’, ‘bioplastiques’ ou emballages plastiques dits ‘biodégradables’– nécessite une clarification».

A l’instar des agrocarburants, le CNE craint que l’emploi grandissant de matières végétales pour produire ces nouveaux matériaux ne concurrence l’usage alimentaire et n’endommage l’environnement.

Dans une note de position adressée à Jean-Louis Borloo en juin, rendue publique la semaine dernière, le CNE préconise de privilégier comme critère non pas la fin de vie de l’emballage biodégradable mais l’origine de la ressource.

Un emballage peut en effet être présenté comme «biodégradable» alors même que des plastiques traditionnels y sont intégrés. Sa promotion peut aussi déresponsabiliser les consommateurs, «en ce que cela peut changer leur attitude vis-à-vis de l’abandon», prévient le CNE.

D’un point de vue environnemental, le CNE estime qu’il vaut mieux incinérer et récupérer l’énergie de l’emballage plutôt que le composter.


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