Elisabeth Borne esquisse sa loi Transport

Le 14 décembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La ministre des transports devrait présenter son projet de loi Mobilité début 2018.
La ministre des transports devrait présenter son projet de loi Mobilité début 2018.

La ministre des transports a présenté, mercredi 13 décembre, les conclusions des Assises de la mobilité.

 

La ministre des transports tient le rythme qu’elle s’était fixé. Sans bruit, elle a mené trois mois de concertation sur la future politique des transports. Des assises de la mobilité qui ont mobilisé 4.000 personnes dans 500 ateliers, permis la rédaction de 200 cahiers d’acteurs en à peine trois mois. Les citoyens auront fait valoir leurs points de vue par internet. Le site dédié a recueilli plus de 2.500 contributions et 25.000 votes. De quoi alimenter un projet de loi d’orientation qui doit être présenté au Parlement au début de l’année prochaine.

Loi d’orientation

Mercredi, Elisabeth Borne a esquissé les contours de la stratégie globale de mobilité qu’elle présentera au début du mois de février. Stratégie qui sera déclinée dans une loi d’orientation.

Que devrait-on y trouver? Peu de surprises, à la vérité. Dans son discours, l’ancienne patronne de la RATP a mentionné la modernisation de certaines routes nationales (Aurillac, Prades), la mise à niveau de lignes ferroviaires régionales (vallée de la Dordogne). Ces axes du quotidien seront au cœur «d’un plan de désenclavement complet de la France à l’échelle d’une décennie». Actant l’émergence des métropoles régionales, la ministre veut aussi développer un «réseau ferroviaire capable d’apporter une réponse à la saturation et à la congestion routière (Aix–Marseille)».

Deux missions

Ayant rappelé que seules les infrastructures financées sont effectivement lancées, l’ancienne préfète a indiqué que son texte intégrerait sans doute des recommandations de la mission Spinetta sur le modèle ferroviaire. Un modèle qui devra trouver de nouvelles ressources financières. Sujet sur lequel planche, cette fois, l’ancien député socialiste Philippe Duron.

Chapitre vélo

L’ancienne directrice du cabinet de Ségolène Royal prévoit aussi d’inclure un chapitre Vélo à son texte, portant non seulement sur le développement des infrastructures mais aussi sur la santé, la fiscalité et l’éducation. «Quand on sait que 75% des déplacements font moins de 5 kilomètres, il faut arrêter de regarder le vélo avec condescendance en considérant que c’est un sujet mineur.»

Plus classiquement, le projet de loi «définira les trajectoires de verdissement de nos véhicules (voitures, poids lourds, deux routes, autocars)». «La transition énergétique des véhicules doit être accessible à tous et ne pas générer d’exclusion.»

Open data

Comme cela se pratique dans d’autres secteurs, la ministre entend mettre sur la place publique les données des opérateurs publics, afin de favoriser l’émergence «d’offres pleinement intégrées, proposant en un clic l’ensemble des combinaisons possibles pour un trajet». Afin de préparer aussi l’arrivée du véhicule sans conducteur: «Dans moins de 10 ans, les véhicules autonomes seront une réalité courante», pronostique-t-elle. Pas moins de 150 millions, prélevés sur les Investissements d’avenir, seront consacrés au développement par les start-up et les PME de nouvelles solutions numériques de mobilité.

Rappelant que 80% du territoire et 30% des Français ne sont couverts par aucune autorité organisatrice de mobilité, Elisabeth Borne entend combler les trous. «Pas plus que nous n’acceptons de ‘zones blanches’ en matière de numérique ou de santé, nous ne pouvons les accepter pour les transports.»



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