Elisabeth Borne cherche à rassurer les députés

Le 16 avril 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Elisabeth Borne veut réviser le PNSE.
Elisabeth Borne veut réviser le PNSE.
DR

La crise et ses conséquences va-t-elle balayer les engagements de transition écologique du gouvernement ? La question était posée, ce 16 avril à Elisabeth Borne par les membres de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale.

Rassurer. Telle était la mission de la ministre chargée de la transition écologique, auditionnée, ce jeudi 16 avril, par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Plusieurs députés, comme l'ancien skipper Jimmy Pahun (apparenté Modem), craignant notamment que le plan de relance de l’économie n’oublie les engagements climatiques ou environnementaux de la France.

Soutien au biogaz. Lors de son audition, Elisabeth Borne a confirmé les difficultés rencontrées par les producteurs de biogaz. Faute de production et de distribution de produits à traiter, les méthaniseurs sont vides. «Nous réfléchissons à une suspension temporaire des contrats d’achat pour ne pas les pénaliser», a indiqué la ministre.

Une crainte injustifiée, à en croire la la locataire de l’Hôtel de Roquelaure. Elisabeth Borne a notamment confirmé que le redémarrage des activités des entreprises du secteur aérien (transporteurs et avionneurs) donnerait lieu à des coups de pouce de l’Etat conditionnés au respect d’engagements environnementaux par les bénéficiaires. «La crise ne remet pas en cause les priorités du gouvernement en matière de transition écologique et de décarbonation», a indiqué la ministre.

révision annoncée du PNSE

Même philosophie pour les acteurs des transports terrestres. «L’Etat sera aussi au côté de la SNCF». Les investissements annoncés en faveur de la rénovation du réseau ferré ne semblent pas menacés.

Elisabeth Borne a démenti que des constructeurs automobiles français, contrairement à leurs concurrents allemands, soient tentés de faire retarder le prochain durcissement des normes d’émission de polluants. «Nous verrons comment on pourra accompagner le redémarrage du secteur automobile» ; secteur qui a beaucoup misé, souligne-t-elle, sur les véhicules à très faibles émissions.

Rappelant l’origine naturelle de la pandémie, la ministre a proposé aux députés de réfléchir à une révision du plan national santé environnement (PNSE). Sa future version «devra mieux prendre en compte les zoonoses et les impacts que la qualité de l’air peut avoir sur les maladies respiratoires.»