Elevages laitiers: les salmonelles aiment la fraîcheur

Le 22 août 2012 par Romain Loury
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Brumisateur dans les étables : attention danger.
Brumisateur dans les étables : attention danger.

L’usage de brumisateurs pour rafraîchir les vaches laitières pourrait favoriser la présence de salmonelles dans les élevages, révèle une étude américaine publiée dans la revue Foodborne Pathogens and Disease.

Ce ne sont pas moins de 265 élevages répartis sur 17 Etats américains que Greg Habing, de la Michigan State University (East Lansing), et ses collègues ont étudiés. Leur objectif: déterminer les facteurs favorisant la présence de salmonelles, pathogènes alimentaires les plus fréquents chez l’homme.

L’impact des brumisateurs s’y avère particulièrement marqué, avec un risque multiplié par 2,8 d’obtenir un échantillon positif au sein de l’élevage. Hypothèse la plus directe: l’effet de l’humidité, qui favorise la croissance bactérienne. Ou à l’inverse, une utilisation plus fréquente de brumisateurs dans les régions chaudes, plus propices aux salmonelles.

Autre facteur, l’usage de sels anioniques dans l’alimentation des vaches. Lié à un doublement du risque de salmonelles, il pourrait favoriser leur présence en agissant sur le pH et le contenu minéral de l’estomac, avec de possibles effets positifs pour la bactérie.

A l’inverse, le risque se trouve réduit d’environ 75% lorsque le fumier utilisé comme engrais pour l’obtention du foin est de forme solide. Plus largement dispersé sur la plante, l’engrais liquide, potentiellement porteur de salmonelles, pourrait ainsi contaminer plus facilement l’alimentation des animaux.

Ces résultats restent à confirmer par des expériences dans quelques fermes, en modifiant ces divers facteurs, puis en observant l’impact sur le portage de salmonelles.

Au problème de santé publique que représentent les salmonelles, s’ajoute celui de leur antibiorésistance croissante, en raison d’un usage abusif d’antibiotiques par les éleveurs: «Les sous-types génétiques isolés dans les élevages laitiers présentent des similarités considérables avec ceux entraînant des maladies chez l’homme», rappellent les auteurs.



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