Eléphants: le braconnage en baisse

Le 16 juin 2014 par Romain Loury
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Enfin un peu de répit?
Enfin un peu de répit?

Avec plus de 20.000 éléphants braconnés en 2013, les chiffres semblent enfin en baisse, bien qu’à un niveau encore trop élevé, estime la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites, selon l’acronyme anglais) dans un bilan publié vendredi 13 juin.

Dans ce rapport préparatoire à sa conférence annuelle [1], la Cites dresse un bilan encourageant, bien que loin d’être satisfaisant, du braconnage d’éléphants en Afrique. Après des années de hausse, le nombre d’éléphants tués semble enfin en baisse, de «plus de 20.000» en 2013, contre «plus de 22.000» en 2012 et «plus de 25.000» en 2011 –année où il a atteint un pic.

Si la tendance est certes encourageante, le nombre d’animaux tués reste au-dessus du seuil auquel on estime que le braconnage constitue une menace pour l’espèce. En l’occurrence, l’indice PIKE, à savoir le nombre d’animaux tués de manière illégale ramené au nombre total de carcasses retrouvées, atteignait 0,6 en 2013, alors qu’il ne devrait pas dépasser 0,5.

Interrogé par le JDLE, un porte-parole de la Cites explique cette tendance à la baisse par «une batterie de mesures mises en place depuis 2013» dans les huit pays les plus impliqués dans le commerce d’ivoire. Parmi eux, le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda pour les pays exportateurs, la Malaisie, le Vietnam et les Philippines pour les pays de transit, la Chine et la Thaïlande pour les importateurs.

Parmi les diverses mesures mises en place, une surveillance accrue sur le terrain, des contrôles plus stricts aux douanes, des législations nationales renforcées, etc. Outre un effet sur le braconnage, la Cites évoque une forte hausse des saisies dans les Etats concernés: environ 42 tonnes d’ivoire saisie dans le monde en 2013, contre 25 tonnes en 2012.

Autre progrès, le nombre de grosses saisies, celles de plus de 500 kg, qui est passé de 13 en 2012 à 18 en 2013. Pour la première fois, celles en Afrique, notamment au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, excèdent en nombre celles effectuées en Asie. Un signe, selon le porte-parole de la Cites, que l’«on s’approche de la source».

Comme dans tout trafic, l’une des difficultés réside dans la rapidité des trafiquants à trouver de nouvelles routes. Depuis 2012, l’ivoire emprunte de plus en plus diverses voies, en particulier via l’Espagne, le Moyen-Orient, la Turquie, la Malaisie ou le Vietnam, au détriment des routes directes Afrique-Singapour ou Afrique-Malaisie, longtemps voies royales du trafic d’Ivoire.

[1] Genève, du 7 au 11 juillet.



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