Electricité: on peut rester connecter sans trop consommer

Le 03 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En 2010, les 160 millions de décodeurs de télé US ont consommé 18 TWh d'électricité.
En 2010, les 160 millions de décodeurs de télé US ont consommé 18 TWh d'électricité.
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En 2010, les téléspectateurs américains disposaient de 160 millions de décodeurs pour regarder la télévision par câble ou par satellite. Allumés 24 heures sur 24, 365 jours par an, ces boîtiers électroniques consomment 18 térawattheures par an: l’équivalent de la production de 6 centrales au charbon, comme c’est souvent le cas outre-Atlantique. Montant estimé de la facture: 2 milliards de dollars (1,4 milliard d’euros). Coût climatique: une quinzaine de millions de tonnes de CO2 par an.

la plaie de la veille

Les consommations imputables aux appareils en veille ne sont pas une découverte. L’an passé, une étude, réalisée par Powermetrix auprès de 1.100 foyers, estimait à 16,5 TWh/an la puissance appelée par les appareils en veille. Presque autant que les boîtiers de raccordement de la télé câblée US!

Problème, le nombre de terriens à connecter augmente chaque jour. De même que le nombre d’appareils dotés de système Wifi, Bluetooth ou autre. Dans un rapport publié mardi 2 juillet, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) esquisse les contours du problème.

Plus que la consommation française

En 2013, rappelle l’organisation de l’OCDE, nos bureaux et nos logements abritaient 14 milliards d’appareils connectés. Ensemble, leur consommation d’électrons a atteint 616 TWh (plus que les 66 millions de Français), dont 400 TWh en pure perte, «faute de technologie efficace».

Sans évolution technologique, ce gaspillage devrait s’accroître. En 2025, prédit l’AIE, l’humanité utilisera 50 milliards d’appareils qui engloutiront plus de 1.100 TWh d’électricité par an: plus que la consommation du Canada et de l’Allemagne réunis!

Des solutions existent pourtant. A commencer par le bon vieil interrupteur qui «interrompt» véritablement la circulation du courant. Bien utile, si l’on se souvient que la plupart des appareils connectés consomment plus d’électricité en veille qu’en fonctionnement, a rappelé Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l'AIE.

des solutions peu onéreuses

L’AIE ouvre quelques pistes d’économie d’énergie: normalisation, accords volontaires avec les industriels, labels, campagnes de sensibilisation du public, incitations à l’achat des produits les plus sobres. La mise en œuvre conjuguée de ces mesures, peu coûteuses, pourrait réduire des deux tiers la demande énergétique de ces petits bijoux électroniques.

Ne reste plus qu’à convaincre le législateur de les adopter. Par exemple, à l’occasion du vote de la loi sur la transition énergétique.



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