Electricité: les Français passeront l’hiver

Le 08 novembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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1300 MW seront nécessaires pour alimenter les décos de Noël.
1300 MW seront nécessaires pour alimenter les décos de Noël.

Chaque année, à pareille époque, c’est la même question. Massivement équipée en chauffage électrique, la France passera-t-elle l’hiver sans craindre une rupture d’approvisionnement électrique? Ce matin, les dirigeants du Réseau de transport d’électricité (RTE) ont donc fait le point sur cette épineuse question.

Pour Dominique Maillard, président du directoire de RTE, l’hiver 2012-2013 ne s’annonce pas trop mal. Comme dans nombre de pays voisins, la consommation moyenne a tendance à se stabiliser, voire à légèrement diminuer.

De plus, EDF a réalisé d’importants travaux de maintenance au cours du printemps. Ce qui devrait augmenter de 4.500 à 10.000 mégawatts électriques sa capacité disponible pour l’hiver. Conséquence: la France devrait moins importer de courant que l’hiver dernier. «Notre analyse montre qu’en situation normale, nous pourrions devoir importer 5.000 MWe environ», estime Dominique Maillard. Pas de problème a priori: l’Hexagone disposant de capacités d’interconnexion variant de 7.000 à 10.000 MWe.

De quoi lever l’obstacle belge. Depuis la mise à l’arrêt des deux tranches nucléaires, à Doel et à Tihange, le royaume est en déficit [JDLE]. Il doit importer du courant en permanence, réduisant la capacité de ses réseaux à exporter vers la France.

Les appels d’offres d’effacement, initiés à la suite de l’entrée en vigueur de la loi Nome, permettent aussi de tabler, en cas de situation dégradée, sur un potentiel d’environ 2.000 MWe pour toute la France.

Dernier facteur de satisfaction: le succès d’Ecowatt, en Bretagne, dans le Var et les Alpes-Maritimes. Menées avec ERDF, l’Ademe et les collectivités locales, ces opérations de sensibilisation incitent des milliers d’usagers à volontairement réduire leurs consommations aux heures de pointe. «En général, chaque foyer participant diminue sa demande de 1 kilowatt», souligne Dominique Maillard. Pour la seule Bretagne, la puissance appelée est ainsi abaissée de 30 MW aux heures de pointe. Pas forcément négligeable pour sécuriser l’approvisionnement de ces péninsules électriques que sont la Bretagne et l’extrême Sud-est.



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