Electricité: le spectre de la pénurie s’éloigne

Le 13 décembre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le dossier de l'EPR arrivera dans les prochains jours sur le bureau de l'ASN.
Le dossier de l'EPR arrivera dans les prochains jours sur le bureau de l'ASN.
©VLDT

EDF espère pouvoir disposer de 90% de la puissance de son parc nucléaire dans les prochaines semaines.

Les bougies seront peut-être de sortie pour les fêtes. Mais ce ne sera pas pour pallier un manque de courant. Tel est le message distillé, lundi 12 décembre dans la soirée, par des responsables d’EDF. Au cours d’une conférence téléphonique, Dominique Minière a annoncé le redémarrage prochain de plusieurs tranches nucléaires.

7 tranches devraient redémarrer

D’ici le 20 décembre, a précisé le directeur du parc de production d’EDF, Dampierre 3, Gravelines 2 et Tricastin 3 reprendront leur production après avoir reçu le feu vert, la semaine passée, de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Quatre autres réacteurs devraient suivre avant le 31 décembre: Bugey 4, Civaux 2 et Tricastin 1 et 4. Fessenheim 1 pourrait prendre la suite dans les premiers jours de janvier 2017.

Retour à la normale hivernale

«Au total, nous avions 15 réacteurs à l’arrêt. Dans le courant du mois de janvier, nous devrions parvenir à un taux de disponibilité de 90% du parc. Ce qui suppose qu’il n’y ait plus que 5 ou 6 réacteurs arrêtés. Une situation normale pour l’hiver», détaille Philippe Sasseigne, directeur du parc nucléaire en exploitation d'EDF.

Après l’alarme sonnée début novembre par le responsable de l’équilibre électrique, RTE, l’opérateur historique se veut rassurant. «A ce stade, nous confirmons nos objectifs de production nucléaire, compris entre 378 et 385 térawattheures (TWh) pour 2016 et 390 à 400 TWh pour 2017», annonce Dominique Minière. Ces deux dernières années, le parc nucléaire de l’opérateur historique a injecté 416 TWh/an.

Ce qui cloche? EDF n’a pas effectué tous les examens complémentaires récemment demandés par l’ASN. De plus, l’électricien ne dispose pas d’une virole de générateur de vapeur de remplacement pour la 5e tranche de la centrale nordiste de Gravelines. Le réacteur de 900 mégawatts (MW) restera sans doute encore longtemps à l’arrêt. L’EPR? Son avenir n’est pas encore écrit. Dans les prochains jours, EDF devrait adresser son dossier au gendarme du nucléaire. Le verdict de l’ASN sur la sûreté de la cuve, trop carbonée, de Flamanville 3 est attendu dans le courant du premier semestre 2017. «Nous sommes confiants», indique Dominique Minière.



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