Electricité : le solaire n’est pas seul en cause

Le 26 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pour le gouvernement et la majorité présidentielle, la cause est entendue. Le financement du développement exponentiel de l’énergie photovoltaïque passe par une augmentation du tarif régulé de l’électricité (lire JDLE). Et pour que cela ne souffre aucune contestation, le gouvernement a laissé voter, vendredi 22 octobre, un amendement au projet de loi de finances 2011 autorisant une hausse de la contribution au service public de l'électricité (CSPE).

 

Mais, comme le rappelle le syndicat des énergies renouvelables (SER) dans un communiqué publié lundi soir, ladite CSPE ne finance pas seulement l’achat par EDF de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables. Si l’on reprend la ventilation établie pour cette année par la Commission de régulation de l’énergie, le financement des énergies renouvelables pèse pour 24 % seulement de la taxe quand la cogénération gaz pèse 32 % et la péréquation tarifaire 41 %. « Historiquement, ce sont bien la péréquation tarifaire et la cogénération gaz qui captent la plus grande partie de la charge de service public de l’électricité. Lorsque la CSPE ne suffit plus à couvrir les charges réelles de service public, l’opérateur historique n’est plus compensé par l’Etat par ladite taxe à la hauteur des coûts réels. C’est le cas aujourd’hui à hauteur de 1,6 milliard d’euros. C’est pourquoi, le Parlement a décidé de proposer, à juste titre, dans le cadre du projet de loi de finances, une augmentation du plafond forfaitaire de la CSPE afin qu’EDF puisse être remboursée des sommes avancées. En effet, le déficit de recouvrement a été creusé ces dernières années par les charges les plus lourdes, à savoir la péréquation tarifaire et les contrats d’achat concernant l’électricité produite à partir de centrales de cogénération gaz », commente le SER. Conclusion : on ne peut attribuer au seul développement du photovoltaïque l’augmentation prochaine du 3,2 %, en moyenne, de la facture d’électricité.

 

De son côté, la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) dénonce une nouvelle orientation de la politique tarifaire d’EDF. « On annonce un relèvement des tarifs de l’électricité de 3 à 4 % début 2011 ce qui, après l’augmentation moyenne de 3,4 % le 15 août dernier, signifierait une hausse de 6 à 7 % sur une période de 7 mois, alors que l’inflation prévisible serait de 1,5 %. Au-delà de l’importance de cette hausse et du mauvais coup porté au pouvoir d’achat des consommateurs, il s’agit d’une nouvelle orientation des tarifs de l’électricité plafonnés depuis des décennies par le montant de l’inflation », dénonce l’association dans un communiqué mis en ligne lundi. Et l’organisation de défense des consommateurs de rappeler que durant l’été, l’ancien président d’EDF, Pierre Gadonneix, avait indiqué vouloir faire progresser les tarifs de l’électricité de 20 % en quelques années. La déclaration lui avait coûté son poste. Mais cette évolution tarifaire semble bien d’actualité.



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