Electricité: la meilleure façon de stocker

Le 28 août 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les unités de production d'hydrogène d'E.On.
Les unités de production d'hydrogène d'E.On.
E.ON

E.ON vient de mettre en service un système de stockage d’énergie permettant d’utiliser l’électricité éolienne aux heures de faible consommation. D’autres systèmes comparables sont actuellement testés en France.

Le talon d’Achille de la fée électricité est de ne pas pouvoir se stocker. A tout moment, la production doit couvrir la consommation, faute de quoi, le système électrique s’effondre.

L’énergie du lac de barrage

Depuis des décennies, les électriciens cherchent des moyens de s’affranchir de cette contrainte, croissante avec le développement des énergies intermittentes. La solution la plus évidente est le barrage, ou la station de pompage-turbinage, qui stocke l’énergie sous forme d’eau. Mais rares sont désormais les sites, du moins en Europe, dans lesquels de telles installations peuvent être construites. D’autres systèmes mettent en œuvre de puissantes batteries, mais leur capacité (trop juste) et leur prix (trop élevé) n’en font pas des solutions généralisables.

Le retour de la pile à combustible

Récemment, chercheurs et industriels se sont penchés sur des technologies de conversion. En gros, utiliser l’électricité en surplus (lorsque les éoliennes ou les centrales photovoltaïques injectent plus d’électrons que nécessaire pour satisfaire les besoins) pour produire une source d’énergie stockage. Du gaz, par exemple. Depuis un peu plus d’un an, Hélion (filiale d’Areva), le CEA et l’université de Corse Pasquale Paoli mènent, à Vignola près d'Ajaccio, une expérience originale, baptisée Myrte. Une ferme photovoltaïque de 560 kilowatts crête alimente en électricité un électrolyseur qui produit de l’oxygène et de l’hydrogène durant les heures de faible consommation. Pendant les pics de consommation, l’hydrogène, initialement stocké, est restitué à une pile à combustible qui produit du courant.

Le gros proto d'E.On

E.ON vient de passer à la vitesse supérieure. Le géant de l’électricité allemand a inauguré, ce 28 août, une installation de 2 mégawatts reposant sur le même principe que la plate-forme expérimentale française. L’électricité générée par une éolienne fournit l’énergie nécessaire à l’électrolyse de l’eau. De quoi produire 360 mètres cubes par heure d’hydrogène. Toutefois, contrairement au dispositif corse, l’hydrogène est directement injecté dans le réseau régional de gaz naturel. Installé à Falkenhagen (land du Brandebourg), le dispositif P2G (pour Power to gas) a été conçu en partenariat avec le gazier suisse Swissgas.

A Dunkerque, GDF Suez teste la production d’hydrogène et de carburant gazeux hydrogéné, dans le cadre du projet Grhyd, soutenu par l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Ce projet doit aussi valider le stockage d’hydrogène, sous forme solide.



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