Electricité: l'Ademe découvre les bienfaits de l’effacement

Le 16 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le Linky pourrait piloter les interruptions
Le Linky pourrait piloter les interruptions

Depuis de nombreuses années, des sites industriels gros consommateurs d’électricité peuvent signer avec les fournisseurs d’énergie des contrats dits «interruptibles». En résumé, ils acceptent, moyennant rémunération, de ne plus soutirer de courant aux heures de pointe. Ce qui permet au gestionnaire du réseau de transport (RTE) de limiter l’utilisation des centrales de pointe (turbines à combustion, centrales au fioul), coûteuses et grosses émettrices de gaz à effet de serre.

Depuis un peu moins longtemps, RTE et les industriels membres de l’Union française de l’électricité (UFE, le lobby du secteur) imaginent des solutions pour élargir cet «effacement» aux consommateurs domestiques. Pour la petite histoire, EDF commercialisait, jusqu’à peu, son offre EJP qui incitaient, moyennant un tarif avantageux, les consommateurs à baisser leur consommation d’électrons aux heures de pointe. Las, l’offre était plus avantageuse pour les clients que pour l’énergéticien. Celui-ci milite pour d’autres solutions. L’UFE a donc phosphoré et imaginé de nouveaux types de tarif, etc. Finalement, la solution retenue devrait être technologique, avec le déploiement annoncé pour 2018 du compteur communicant Linky, capable d’effectuer de la télé-relève, mais aussi de transmettre des ordres (d’extinction et d’allumage) à des appareils domestiques: chauffe-eau, chauffage, etc.

En attendant que le gouvernement autorise ERDF à remplacer les 35 millions de compteurs individuels (le tout pour un montant de 4,3 milliards d’euros, actuellement non financés), l’Ademe a évalué l’intérêt de l’effacement des consommations électriques résidentielles. Dans une note mise en ligne sur son site, l’agence estime qu’un foyer interrompant son seul chauffage électrique entre le quart et le tiers de la journée pourrait réduire de 6,8% à 8,3% sa consommation d’électrons. Intéressant, mais sera-ce suffisant?

Pas tout à fait certain. Car, selon une autre note de l’Ademe, 30 millions de compteurs communicants augmenteront la consommation nationale d’électricité de 0,3 à 0,4 térawattheure par an (TWh/an). Une estimation qui n’inclut pas la consommation des systèmes informatiques (les data centers), nécessaires au traitement des informations envoyées par Linky.

http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=23394

http://www.journaldelenvironnement.net/article/mais-a-quoi-sert-donc-linky,19125



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