Electricité: deux hausses pour le prix d’une?

Le 18 novembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Electricicité renouvelable : EDF achète, mais n'est pas payée en retour.
Electricicité renouvelable : EDF achète, mais n'est pas payée en retour.

Le front de l’inflation des prix de l’électricité n’aura pas été calme très longtemps. Car le montant de la facture devrait augmenter au début de l’année, pour deux raisons. La première est la conséquence indirecte du développement des énergies éolienne et surtout photovoltaïque.

5 milliards de dettes

Le courant produit par ces deux sources d’énergie renouvelable est obligatoirement acheté par EDF à des tarifs fixés par le gouvernement. En compensation, l’opérateur historique doit, en principe, percevoir une part de la contribution au service public de l’électricité (CSPE), une taxe frappant tous les consommateurs. Problème: depuis des années, l’Etat oublie de dédommager l’électricien, pour ne pas avoir à relever le niveau de la CSPE. Lutte contre la précarité énergétique oblige. Résultat: avec le développement des parcs éoliens et surtout des champs photovoltaïques, la dette de l’Etat vis-à-vis de l‘entreprise dont il est actionnaire à plus de 80% atteint 5 milliards d’euros. Pas bon pour les dividendes!

Au mois d’octobre, la  Commission de régulation de l’énergie (CRE, le régulateur des marchés français de l’électricité et du gaz) avait proposé de revaloriser la taxe de 9 €. La CSPE aurait donc flirté avec les 23 € le mégawattheure. Trop cher pour le gouvernement Ayrault. Selon l’AFP, le ministère de l’écologie tablerait plutôt sur une hausse de 3 €, soit un accroissement d’une quinzaine d’euros du montant annuel des factures. Cette augmentation devrait être officiellement annoncée dans les prochains jours.

Elle en cachera une autre.

Dans les dernières heures travaillées de la semaine passée, la CRE a publié une délibération portant sur la fixation des prochains tarifs d’utilisation  du réseau public d’électricité dans le domaine de tension HTA ou BT, dit Turpe 4. Cette autre taxe sur l’électron finance la quasi-totalité de l’activité du distributeur, ERDF, filiale d’EDF. Sa troisième version avait été annulée par le Conseil d’Etat, il y a juste un an, avant d’être reformulée en juillet dernier.

+3,6%

La 4e mouture doit permettre au distributeur d’exploiter et de maintenir les réseaux de distribution d’électricité entre 2014 et 2017. Pour tenir compte des investissements annoncés, la CRE préconise d’augmenter la taxe de 3,6% au 1er janvier 2014 (contre 8,9% réclamés par ERDF) et de l’indexer par la suite sur l’inflation.

La recommandation doit encore passer sous les fourches caudines du conseil supérieur de l’énergie, avant d’être (probablement) remodelée par les services de la Direction générale de l’énergie et du climat.



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