EDF va devoir investir dans ses centrales

Le 07 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une communication à géométrie variable. C’est la façon dont EDF informe le grand public sur la bonne marche de ses centrales nucléaires. Ce jeudi 7 octobre, l’électricien historique annonce, devant un parterre de journalistes, son intention de consacrer 2,4 milliards d’euros, sur 20 ans, à la modernisation de la centrale de Cattenom (Moselle). But avoué : prolonger la durée de vie des 4 tranches de 1.300 mégawatts au-delà de 40 ans, confirme le directeur de l’installation, Stéphane Dupré-la-Tour. Une décision qui, toutefois, n’appartient pas à l’industriel, mais à l’Autorité de sûreté nucléaire.

 

Moins de tambour et de trompettes avec les résultats de l’inspection internationale de la centrale nucléaire de Saint-Alban. Réalisée à la demande des autorités françaises par des experts de 9 pays, mandatés par l’Agence internationale de l’énergie atomique, cette inspection Osart (pour Operational Safety Review Team) n’a pas délivré de satisfecit à l’exploitant des deux réacteurs de 1.300 MW. « La mission portait sur la maintenance des installations, la formation du personnel, la protection contre les radiations et les plans d’urgence », rappelle l’AIEA dans un communiqué, publié le 6 octobre. L’équipe a reconnu que les bonnes pratiques sont globalement respectées. « Cependant, indique le gendarme mondial du nucléaire, l'accès à la principale chambre de contrôle pourrait être limité au personnel essentiel et le contrôle de la pollution pourrait être amélioré. » Des problèmes que la direction de la centrale de Saint-Alban s’est engagée à résoudre. L’AIEA pourrait organiser une nouvelle inspection de la centrale iséroise dans 18 mois.