EDF: toujours pas de décision pour Hinkley Point

Le 04 juillet 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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EDF pourrait décider, cet automne, de lancer la construction de 2 réacteurs EPR, outre-Manche.
EDF pourrait décider, cet automne, de lancer la construction de 2 réacteurs EPR, outre-Manche.

L'énergéticien pourrait néamoins officialiser sa décision d'ici au mois d'octobre.

Le Brexit n’est pas la seule British Touch à perturber le bon fonctionnement des entreprises «continentales». Ce lundi 4 juillet, le comité central d’entreprise (CCE) d’EDF s’est révélé incapable de formuler un avis sur le projet de centrale nucléaire d’Hinkley Point.

Pour l’électricien, la messe est donc dite: «le délai maximum de consultation prévu par la loi est parvenu à son terme et l'avis du CCE est donc réputé rendu. EDF exprime à nouveau sa confiance dans le projet HPC, arrivé maintenant au stade de la décision finale de son Conseil d’administration sur ce projet d’investissement (FID)», indique le groupe dans un communiqué.

Une sérénité que ne partagent pas les élus du CCE. Dans un autre communiqué, les syndicalistes confirment avoir «adopté une résolution rappelant qu’il[s] étai[en]t dans l’impossibilité d’émettre un avis éclairé et motivé. » En cause: une carence d’informations et des délais «courts et inadaptés à un projet d’un telle ampleur». Mais aussi les résultats du référendum du 23 juin ainsi que ses conséquences pour l'équipe gouvernementale britannique.

22 milliards d’euros

Le CCE rappelle, en outre, avoir assigné, le 22 juin dernier, la direction du groupe présidé par Jean-Bernard Lévy, devant le tribunal de grande instance «afin d’obtenir  les  informations nécessaires à l’expression d’un avis et faire prolonger le délai légal de sa consultation.» L’audience doit se tenir le 22 septembre. Date qui pourrait correspondre au moment où la direction du groupe pourrait officialiser sa position, que l’on imagine positive.

L’intersyndicale CGT, FO et CFE-CGT demande un moratoire sur la réalisation de deux réacteurs EPR, à Hinkley Point; un investissement dont le montant prévu est de 18 milliards de livres (près de 22 milliards d’euros).

Un porte-parole du premier ministre a rappelé, le 1er juillet, le soutien du gouvernement britannique à ce projet. Si l’énergéticien français décide d’ouvrir ce chantier, il devra, préalablement, avoir obtenu l’accord du ministère britannique des finances, ainsi que du groupe chinois CGN, détenteur, en principe, de 30 % du capital de la future centrale nucléaire.



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