EDF protège ses actifs renouvelables

Le 12 avril 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les énergies renouvelables sont désormais une affaire industrielle. Pour preuve: EDF vient de racheter la moitié du capital qu’elle ne détenait pas encore de sa filiale EDF Energies nouvelles (EDF EN).

Le coût de l’opération devrait osciller entre 1,4 et 1,5 milliard d’euros. Si toutefois les choses se passent comme prévu. Le créateur de la société, Pâris Moratoglou, a assuré au groupe présidé par Henri Proglio qu’il apporterait les 25% du capital de son ancienne société. Mais EDF propose de racheter le «flottant» 10% plus cher seulement que le prix de la dernière cote. Dans ces conditions, rien ne dit que les investisseurs qui possèdent le dernier quart du capital jugeront l’offre de l’électricien suffisamment alléchante.

Pour EDF, le but de l’opération est simple. Il s’agit d’inscrire à son piètre bilan (en cas de réussite de l’OPA, EDF EN sera fusionnée à EDF) les résultats d’une filiale en plein essor. Créé en 1990 (alors sous le nom de société internationale d’investissements financiers, SIIF), EDF EN a multiplié ses bénéfices par 100 entre 2001 et 2010 et vu ses effectifs passer de 86 personnes à plus de 3.000 durant la même période. Dans le même temps, ses capacités de production ont été multipliées par 32. EDF EN dispose aujourd’hui de 2.663 mégawatts de capacités installées. Ces 5 dernières années, le cours des actions EDF EN a progressé de 38% quand celui de sa maison-mère chutait de 40%.

Pour EDF EN, la fusion avec un grand groupe est presque une nécessité industrielle. Le développement des «renouvelables», notamment en mer, nécessite beaucoup d’argent. Le montant du devis pour le développement d’un important parc éolien offshore tourne autour du milliard d’euros. Pour rester dans la course aux énergies vertes, il faudra donc disposer de moyens considérables.

Si elle surprend le marché français, l’OPA lancée par EDF sur sa filiale verte n’est pas la première du genre. Au début du mois de mars, le géant basque Iberdrola a annoncé son intention d’absorber sa filiale Iberdrola Renovables. Toutefois, la situation espagnole est un peu différente. Depuis l’introduction en bourse d’une partie de son capital, en décembre 2007, Iberdrola Renovables a perdu plus de 36% de sa valeur.



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