EDF fait son bilan carbone

Le 19 juin 2006 par Enerpresse
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A deux semaines de la date limite d’envoi du projet de Pnaq 2 (9 pays sont pour l’instant en règle), l’électricien français a réuni, le 16 juin, quelques journalistes.

L'énergéticien a ainsi donné sa vision climatique, 18 mois après l'ouverture du marché européen des quotas d'émissions de CO2. Ce fameux marché, aux courbes de prix fluctuantes, n'aurait pas été très profitable à EDF.«Nous avons été légèrement déficitaires», reconnaît Philippe Huet, le directeur optimisation amont-aval & trading. La faute au climat mais aussi aux centrales thermiques d'EDF Energy. Le mécanisme de flexibilité serait-il moins efficace que prévu? Ce n'est pas si simple. Tout d'abord parce que l'impact climatique de la production du groupe EDF -et de ses concurrents- reste, malgré tout, très dépendant de la rudesse de l'hiver, de la pluviométrie et de la chaleur estivale. «En 1997, rappelle Claude Jeandron, le directeur adjoint développement durable et environnement, nous avons émis, en France, 15 millions de tonnes de gaz carbonique, et l'année suivante 26 millions de tonnes.» Une volatilité des émissions que l'on retrouve aussi chez Edison, dont les rejets varient de 35 à 40 millions de tonnes de CO2, selon les années.

Mais la météo n'explique pas tout. Et le marché semble devoir être amélioré pour répondre aux attentes. «Cela reste un marché opaque, où subsistent des distorsions phénoménales d'un pays à l'autre», reprend Philippe Huet, qui pointe le doigt sur le «banking», les allocations de quotas, les règles applicables aux nouveaux entrants. Sans oublier les registres, dont 5 ne sont toujours pas connectés au Community transaction log, le registre central européen (Italie, Luxembourg, Malte, Pologne, Chypre). Ces problèmes de jeunesse expliquent donc en grande partie la montée en flèche des prix du quota observée jusqu'au mois d'avril dernier. Un «skyrocketting» qui explique lui aussi une partie de la montée des prix de gros du courant européen, puisque les électriciens considèrent que le prix du carbone représente désormais 40% du prix moyen du mégawattheure européen.

Fort heureusement, les choses devraient rentrer dans l'ordre, après le crash climatique du printemps. Et surtout le fait que la première mouture du Pnaq 2 français prévoit d'allouer 10% de plus de quotas aux électriciens français.




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