EDF EN se lance dans l’éolien flottant

Le 23 novembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Image de synthèse présentant la Twinfloat, l'éolienne flottante de Nenuphar Wind.
Image de synthèse présentant la Twinfloat, l'éolienne flottante de Nenuphar Wind.
Nenuphar Wind

La filiale "renouvelables" de l'opérateur historique achète les premières structures semi-submersibles de sa ferme expérimentale méditerranéenne.

C’est la meilleure des confirmations possibles. Le Journal officiel de l’Union européenne a publié, en début de semaine, un appel d’offres européen d’EDF Energies nouvelles (EDF EN) portant sur la réalisation de 2 à 6 structures semi-submersibles. Ces plates-formes devront accueillir des éoliennes flottantes d’une puissance unitaire supérieure ou égale à 5 mégawatts électriques, indique l’appel d’offres. Les prestataires devront aussi assurer, 5 années durant, l’entretien et l’exploitation des installations.

Mise à l'eau fin 2017

Ces installations sont destinées à la ferme éolienne Provence Grand Large qu’EDF EN entend mettre en service à la fin de 2017. Financée par le programme européen NER 300, cette expérimentation prévoit de tester des éoliennes flottantes à une vingtaine de kilomètres au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône. L’installation devrait se faire en deux fois: deux machines dans un premier temps (sur le site Mistral), puis 13 turbines contrarotatives à axe vertical, conçues par la PME lilloise Nenuphar Wind.

Des machines de plus de 1.000 tonnes

Les machines seront réparties sur deux lignes dans une zone d'une longueur et d'une largeur respectives de 7 et 2 kilomètres créant une emprise d'environ 14 km2. Chaque éolienne se compose de plusieurs sous-ensembles: turbine, flotteur et système d'ancrage; la hauteur de l'ensemble est de 120 mètres au-dessus du niveau de la mer pour un poids avoisinant 1.150 tonnes, hors ballast.

La durée d'exploitation est de 20 ans. Le coût total du projet est estimé à 155 millions d'euros comprenant études, matériels, travaux d'installation et de démantèlement. Seule incertitude: la zone où EDF EN entend implanter sa ferme a été minée durant la Seconde guerre mondiale. Et il n’existe aucune technologie permettant de détecter des engins explosifs amagnétiques. Un risque assumé par l’industriel, lors d’une réunion de la grande commission nautique du 23 janvier 2014.



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