EDF deux fois «primé» à la COP

Le 03 décembre 2015 par Hélène Huteau
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Pas si propre EDF...
Pas si propre EDF...
La COP, catalyseur des espoirs mais aussi des contradictions et ressentiments, a servi de scène pour décerner à la fois un prix et un blâme à EDF. Mercredi 2 décembre, le géant énergétique s’est vu remettre un trophée Solutions Climat par l’organisation de la COP (avec un panel d’experts) pour les «touches de piano» posées sur les barrages, qui permettent une évacuation plus rapide des crues.

Promotion du nucléaire et camouflage du charbon
Le  lendemain, jeudi 3 décembre, un collectif d’ONG dont les Amis de la Terre (1) lui a décerné un des prix Pinocchio pour sa campagne publicitaire visant à faire du nucléaire une énergie propre et pour ses investissements dans les énergies fossiles (2). «L’entreprise énergétique française EDF utilise son statut controversé de sponsor officiel de la conférence internationale sur le climat (COP 21) pour lancer une campagne publicitaire à grande échelle vantant les vertus du nucléaire comme énergie ‘propre’ et ‘sans CO2’. En réalité, le nucléaire est tout sauf propre, et nécessite des prix et des subventions publiques astronomiques, qui seraient mieux utilisés au profit des véritables solutions», explique-t-on sur le site des prix Pinocchio. C’est le grand public qui vote en ligne pour les entreprises les plus impliquées dans l’affaiblissement des politiques climatiques et pour leur impact négatif sur les communautés locales. Près de 43.000 votes ont été comptabilisés. Chevron et BNP-Paribas sont les co-lauréats de ce prix à l’envers. La banque française est d’ailleurs aussi sponsor de la COP 21.

L’ONG Hydrocoop derrière l'innovation
Quant à l’innovation sur les barrages, elle est ingénieuse pour adapter le parc hydraulique d’EDF aux conséquences du changement climatique. Son bénéfice dans la réduction de l’impact des crues extrêmes, dues à la récurrence des épisodes pluvieux exceptionnels, peut être loué. Mais ce bénéfice n’est pas tout à fait imputable à EDF car c’est Hydrocoop, association à but non lucratif (expertise en barrages, énergie marémotrice et stockage d’énergie) qui a apporté l’idée originale et contribué au développement et aux études de la technologie PKW pour Piano Key Weir, dans plusieurs pays. L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et l’université de Liège ont participé au développement et à l’amélioration du concept original par des essais et des modélisations dans leurs laboratoires hydrauliques.

 



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