Ecrans à tubes cathodiques usagés: comment traiter sans danger

Le 29 avril 2011 par Célia Fontaine
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Eco?systèmes[1] et l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) ont mené une étude sur le traitement des écrans à tubes cathodiques, afin d’établir des mesures de prévention collectives.
 
L’objectif de leur plaquette «Les écrans à tubes cathodiques: comment réduire le risque chimique?», publiée le 26 avril, est «d’aider les entreprises concernées par ces opérations (démanteleurs d’écrans, centres de traitement dédiés…) ainsi que les acteurs de la prévention des risques professionnels et prescripteurs à évaluer les risques professionnels liés à ces activités et leur permettre d’intégrer cette préoccupation dans leur démarche de prévention».
 
Depuis 2006[2], les déchets d'équipements électriques et électroniques ménagers (hors lampes), comme les écrans à tubes cathodiques, ont leur propre filière d'élimination. Ces équipements en fin de vie doivent être regroupés et traités dans des installations spécifiquement équipées.
 
A l’occasion d’études menées sur le terrain, l’INRS a pu constater que les différentes étapes de traitement des écrans à tubes cathodiques (incluant le démantèlement de l’appareil usagé, la découpe de la bande anti?implosion, le nettoyage du tube et la dépollution) sont à l’origine d’émissions de poussières et de composés toxiques (plomb, poudres luminescentes, baryum, autres métaux) qu’il convient de surveiller et de réduire.
 
C’est pourquoi Eco?systèmes et l’INRS se sont associés, dès juin 2007, «afin d’évaluer les risques liés à ces opérations de traitement et d’établir des préconisations à destination de ces professionnels pour leur garantir de bonnes conditions de travail», précise le communiqué du 26 avril.
 
Le document publié par l’INRS et Eco-systèmes traite uniquement du risque chimique, l'un des principaux risques dans cette filière. Il rappelle la règlementation applicable et identifie les différentes étapes du traitement, associe les situations de travail et leurs risques pour le salarié et propose des solutions pour les réduire.
 
Par exemple, il est précisé que les procédés doivent privilégier le travail en enceinte fermée (confinement des polluants). A défaut, les poussières et les autres polluants doivent êtres captés au plus près de leur source. Pour les mesures à prendre lors de la dépollution du tube cathodique, la plaquette revient sur les deux types de procédés utilisés: le premier est basé sur la découpe du tube, le second sur un broyage entier du tube. Pour ce dernier cas, le broyage doit impérativement être mécanique et non manuel.
 


[1]éco?organisme agréé par les pouvoirs publics qui a pour vocation d’organiser la collecte, la dépollution et le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).
[2] les éco-organismes ont été agréés le 15 novembre 2006


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