Ecotaxe: les inquiétudes des autres professionnels des transports

Le 27 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les transporteurs maritimes s'inquiètent de la disparition de l'écotaxe poids lourds.
Les transporteurs maritimes s'inquiètent de la disparition de l'écotaxe poids lourds.
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Les actions des bonnets rouges n’ont pas fait que des heureux. Des entreprises de transport s'inquiètent des conséquences du report de l'écotaxe pour l'entretien et le développement de leurs infrastructures, dans une prise de position commune publiée lundi 27 janvier.

Dans un communiqué, 5 associations et fédérations d'entreprises de transports publics, ferroviaires, combinés, maritimes et fluviaux rappellent la nécessité «de maintenir l'écotaxe pour entretenir les infrastructures existantes et investir dans les modes de déplacement durables».

Le report de l'écotaxe, décidé le 29 octobre par le gouvernement à la suite de manifestations en Bretagne, «hypothèque fortement les solutions de transport alternatives au tout routier et le système de transport français», selon l'organisation professionnelle Armateurs de France, l'association de promotion du transport maritime BP2S, l'organisation professionnelle de transport combiné GNTC, Transporteurs fluviaux de France (TFF) et l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP).

Un manque à gagner de 750M€/an pour AFITF

Le versement de l'écotaxe aurait permis de financer l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), à hauteur de 750 millions d'euros par an. Cette manne aurait permis de moderniser et de construire des infrastructures ferroviaires, routières, fluviales et maritimes -construction de lignes à grande vitesse ou modernisation des trains d'équilibre du territoire par exemple. Elle aurait aussi permis d’aider les collectivités à entretenir leur réseau routier, à hauteur de 150 M€/an. A terme, l'écotaxe est même censée se substituer aux subventions étatiques à l'AFITF, dont le budget annuel s'élève à 2,2 Md€.

Suite à cette suspension, l'appel à projets, dans le cadre duquel l'Etat devait débloquer 450 M€ pour aider les collectivités à développer des transports en commun, est au point mort.

Clos à la mi-septembre, cet appel à projets avait reçu 120 candidatures pour des tramways, métros, téléphériques urbains... Les projets sélectionnés devaient être annoncés fin 2013.

Une commission d'enquête sur le contrat Ecomouv', société chargée de la collecte de cette taxe, est menée au Sénat, et une mission d'information sur l'écotaxe à l'Assemblée nationale.

Le système Ecomouv' n'est toujours pas réceptionné par l'Etat, alors qu'il devait l'être début décembre.



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