Economies d’énergie: la France maintient la pression

Le 15 décembre 2005 par Enerpresse
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La facture énergétique de la France va augmenter de 43% en 2005 pour atteindre 40 milliards d'euros, soit «près de 2,5% du produit intérieur brut», a indiqué le 13 décembre le ministre délégué à l'industrie, François Loos.

Le ministre dressait le bilan, avec sa collègue chargée de l'environnement, Nelly Olin, et la présidente de l'Ademe, Michèle Pappalardo, des campagnes de communication menées par cet établissement public en faveur des économies d'énergie. Aux côtés de la diversification des sources d'approvisionnement, les économies d'énergie sont indispensables pour «assurer la sécurité d'approvisionnement, réduire la facture énergétique et lutter contre le réchauffement climatique», a souligné François Loos. En matière d'économies d'énergie, l'objectif de la France est de «porter le rythme de réduction de l'intensité énergétique, qui a été de 1,2% par an pour la dernière décennie, à 2% par an d'ici 2015 et à 2,5% par an d'ici 2030», a rappelé le ministre.

Pour inciter les Français à faire des économies d'énergie, le gouvernement utilise 3 leviers: l'incitation, la réglementation et la sensibilisation. Au titre de l'incitation, le crédit d'impôt pour les particuliers sera augmenté en 2006 de 15% à 25% pour l'isolation et les chaudières à gaz performantes, et de 40% à 50% pour les équipements utilisant les énergies renouvelables. Le crédit d'impôt est étendu par ailleurs aux véhicules électriques et aux équipements de raccordement à un réseau de chaleur utilisant le gaz ou une énergie renouvelable. Au titre de la réglementation, la consommation de chauffage des bâtiments neufs sera ramenée «prochainement» à 80 kilowattheures par mètre carré et par an contre 100 actuellement. Par ailleurs, les fournisseurs d'énergie seront tenus de faire faire des économies d'énergie à leurs clients par le système des certificats d'énergie.

Côté sensibilisation, l'étiquette indiquant la consommation de carburant et les émissions de CO2 des voitures sera rendue plus lisible l'année prochaine. Quant à l'Ademe, elle va poursuivre sa campagne de communication radiotélévisée intitulée «Faisons vite, ça chauffe».




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