Econome de flux, en attente d'une reconnaissance

Le 03 novembre 2004 par Christine Sévillano
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La fonction d'économe de flux s'est développée grâce les emplois-jeunes en 1999. Mais ce type de contrat, amené à disparaitre, risque de porter atteinte à ce nouveau métier pourtant utile aux collectivités locales. Elles attendent aujourd'hui sa reconnaissance au sein de la fonction publique territoriale.

Malgré son inscription dans le plan climat de 2004, le métier d'économe de flux n'est pas encore assuré d'être pérennisé. Il n'est pas encore reconnu par la fonction publique territoriale, alors que les communes et les associations ont créé près de 200 emplois-jeune occupant cette fonction depuis 1999. La fin de ce type de contrat  risque de signifier la mort d'une profession pourtant utile. L'économe de flux opère une synthèse entre la logique économique de réduction des coûts et les préoccupations environnementales. Son mot d'ordre: réaliser des économies d'énergies et d'eau grâce à une gestion rigoureuse des consommations.

Les économies opérées par les collectivités devraient aider la France à tenir ses engagements internationaux. L'étude de l'Ademe "Energie et patrimoine communal", relève que les dépenses d'énergie des communes représentent près de 30 euros par habitant et par an. La consommation d'énergie peut être réduite de 10%. Ainsi une commune de 20.000 habitants dépense 60.000 euros par an en énergie et pourrait, avec une bonne gestion, en économiser 6.000. "Actuellement, des économes de flux en fin de contrat passent le concours de la fonction territoriale. Leur titre change mais leur mission reste la même", explique Patrick Alfano, responsable des énergies à l'association des Eco-maires.

Outre les diagnostics sur le potentiel d'économies, l'économe de flux s'occupe des contrats. "C'est un aspect qui me fait penser que ce métier ne devrait pas disparaître. Les collectivités territoriales ont en effet besoin des économes pour se préparer à l'échéance 2007". La directive européenne 2003/54/CE leur offre, en effet, la possibilité de renégocier leurs contrats avec leurs fournisseurs d'énergie à partir de cette date. Elles ont d'ailleurs la liberté de le faire avant même 2007. A Lorient (Morbihan), le renouvellement de la négociation du contrat sur l'électricité a permis à la municipalité de gagner 8.000 euros par an par rapport au tarif régulé. Le dernier économe de Lorient (qui en avait recruté quatre) a également apporté à la ville une économie de 10.000 mètres cube d'eau sur les six derniers mois.

A Montmélian (Savoie), petite ville de 4.000 habitants, David Thomas, économe de flux qui préfère la dénomination de responsable du service des énergies en raison du manque de consonance environnementale du titre, ne s'arrête pas à une gestion quotidienne des énergies utilisées. Il met en avant les énergies renouvelables plus économiques. Il affirme notamment que "10% des consommations d'énergie de la commune sont assurées par le solaire". Ainsi le centre nautique de Montmélian a été doté de 220 mètres carré de capteurs solaires, un investissement de plus de 40.700 euros. Ce procédé a contribué à la réduction des factures de gaz de près de 26.000 euros pour un coût annuel désormais de 10.600 euros. Même si la fonction disparaît, certains maires ont compris la nécessité de faire perdurer les missions de ces gestionnaires et de leur octroyer l'opportunité d'être une force de proposition.




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