Eco-emballages favorise le tri en habitat social

Le 19 novembre 2004 par Loïc Chauveau
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Eco-emballages et l’Union sociale pour l’habitat (USH) prolongent leur partenariat jusqu’en 2007. Les deux organismes veulent améliorer les conditions de la collecte sélective dans l’habitat social et imposer le tri sur l’ensemble des quartiers HLM.

Depuis 1997, Eco-emballages et l'USH tentent d'imposer le tri sélectif dans le secteur du logement social. C'est un travail de longue haleine car les difficultés sont nombreuses. Le secteur HLM est extrêmement divers. L'USH fédère 835 organismes qui ont construit ou financé depuis leur création quatre millions de logements. Il faut donc du temps pour diffuser de nouvelles pratiques de collecte des déchets. Par ailleurs, le logement social fait face à d'autres urgences: accueil de populations migrantes, difficultés économiques et sociales des locataires, dégradation des immeubles et des quartiers. Le tri des déchets arrive donc très loin dans la hiérarchie des préoccupations des bailleurs. D'autant que la collecte sélective pose des problèmes d'organisation.

Pour mieux appréhender les difficultés, l'USH et Eco-emballages ont créé des sites pilotes à Lyon, Bordeaux, Echirolles, Villejuif, Dunkerque, Rennes et Strasbourg. Deux guides méthodologiques destinés aux techniciens des organismes et des collectivités locales réunissent les retours d'expérience: «on s'aperçoit que ces quartiers peuvent parfaitement bien trier, assure Bertrand Paillat, directeur du développement à Eco-emballages. Le geste de tri est même perçu comme un moyen d'intégration avec le reste de la ville. Le succès dépend beaucoup de la communication. La règle première, c'est de respecter le mode de vie des gens».

La bonne volonté des habitants est manifeste assurent les bailleurs qui se sont lancés dans les opérations pilotes et les rendements de tri sont bons. Les difficultés sont donc principalement d'ordre matériel. Les habitants n'utilisent plus systématiquement le vide-ordure. Ils doivent descendre eux-mêmes les emballages triés. «Il faut donc que le local poubelle soit propre, bien éclairé et sécurisé, poursuit Bertrand Paillat. Cela demande parfois des réhabilitations onéreuses. Souvent d'ailleurs, le bailleur décide d'installer le local au rez-de-chaussée plutôt qu'au sous-sol». Solution alternative, l'installation de containeurs sur la voie publique pose parfois des difficultés réglementaires relatives à l'occupation du domaine public entre le bailleur et la municipalité.

Difficile de dire aujourd'hui combien de quartiers HLM trient. Eco-emballages estime que la collecte sélective s'opère dans la moitié des immeubles sociaux, mais avec plus ou moins de rendement. La marge de progrès est considérable. «Or, c'est grâce à ce type d'habitat que nous allons pouvoir atteindre les objectifs 2008 que nous impose la directive européenne, conclut Bertrand Paillat. Nous aurons beaucoup de mal à atteindre le taux de 55% d'emballages recyclés si tous les quartiers sociaux ne trient pas».


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