Eco-conception à la pompe

Le 25 novembre 2004 par Loïc Chauveau
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Spécialiste du matériel pétrolier aval, la société Lafon a demandé l’aide de la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux (Gironde) pour anticiper la directive sur les déchets électriques et électroniques (DEEE). Pour répondre à de telles demandes, le réseau des CCI a signé le 15 novembre dernier un accord avec les directions régionales de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (Drire).

C'est par l'Association de développement de l'électronique et de l'informatique dans le Sud-Ouest (Adeiso) que Christian Stackler, directeur marketing et de la recherche et développement de Lafon s'est vu indiqué un correspondant  «développement durable» au sein de la CCI de Bordeaux. Lafon, c'est 650 salariés, 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, une place importante sur le marché de l'implantation de stations service, des camions citernes, des cuves et des pompes à essence automatisées. C'est aussi un secteur de plus en plus soumis aux normes environnementales: «Nous avons adapté nos matériels pour éviter les renversements d'essence et les émissions de composés organiques volatils, explique Christian Stackler. Maintenant, nous devons réfléchir à l'application de la directive sur les déchets électroniques et électriques.»

Les pompes à essence, le matériel informatique de gestion des paiements et les pompes dotées d'un système intégré de carte de paiement font partie du champ d'application de la directive DEEE, sujet de réflexion nouveau pour l'entreprise: «Cela nous oblige à réfléchir à la fin de vie de nos produits, poursuit Christian Stackler. Nous avons une nouvelle responsabilité que nous ne savons pas forcément gérer d'autant que nous ne représentons pas une industrie suffisamment puissante pour peser sur les décisions réglementaires.»

A Bordeaux, le poste «développement durable» est tenu depuis mars 2004 par Estelle Régnier. Cet ingénieur bénéficie du premier contrat d'assistance entre l'Agence régionale de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la Drire et la CCI: «C'est une mission de conseil envers les petites et moyennes entreprises (PME) pour faire entrer dans leurs stratégies des notions de développement durable comme la maîtrise de l'énergie, l'éco-conception des produits, ou encore la gestion des ressources humaines.» Dans le schéma national de développement durable adopté en 2003, les PME-PMI sont reconnues comme une source importante de progrès environnementaux et sociaux. La fonction occupée par Estelle Régnier est une première traduction de cette prise de conscience.

La CCI a donc opéré un prédiagnostic à la demande de Lafon. Puis, des spécialistes de la gestion des composants électroniques ont pu donner une série de conseil: «C'est sur la conception des composés électroniques posés sur les pompes que nous avons décidé d'agir, explique Christian Stackler. Notre produit a subi une modification légère qui devrait déboucher sur des évolutions majeures dans le futur. Par ailleurs, nous avons demandé des changements à notre fournisseur de cartes à puces.» Le recyclage des pièces devrait ainsi être facilité.

Ce type de conseil émerge en France. Pour le développer, l'Assemblée française des chambres de commerce (Afcci) a signé le 15 novembre dernier un accord de coopération reliant les chambres de commerce avec les Drire. Cet échelon délocalisé a paru le seul pertinent pour doter les CCI d'un réseau de consultants en concurrence avec les sociétés privées.


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