Echouage massif d’algues sargasses en Martinique

Le 13 octobre 2014 par Stéphanie Senet
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Les algues proviennent d'une dérive anormale du Gulf Stream
Les algues proviennent d'une dérive anormale du Gulf Stream

Ce n’est pas la première fois que l’île de la Martinique connaît des échouages massifs d’algues brunes (Sargassum). Mais le phénomène, observé en 2011, se répète à plus grande échelle depuis quelques semaines.

Provenant de la haute mer, les sargasses s’échouent en masse sur les côtes martiniquaises. En cause, une dérive anormale d’une partie du Gulf Stream. Au bord des plages, les riverains s’inquiètent des émanations de sulfure d’hydrogène (H2S), provoquées par la décomposition des algues brunes. Pas forcément à tort. «Ces dégagements peuvent être à l’origine de nuisances olfactives et de troubles respiratoires pour les riverains et les promeneurs», confirme l’Agence régionale de santé (ARS) de Martinique. De là à faire le lien avec les algues vertes bretonnes, dont le pourrissement avait  provoqué en juillet 2009 la mort d’un cheval sur une plage bretonne, il n’y a qu’un pas. Pour autant, le danger semble circonscrit aux algues échouées sur le sable mouillé. Les végétaux séchés ou flottant dans l’eau étant inoffensifs, précise l’ARS.

 

Irritation des yeux et des voies respiratoires

Une campagne de mesure réalisée dans les communes les plus touchées a révélé des concentrations de H2S dans l’air pouvant provoquer «une irritation des yeux (conjonctivite et gêne à la lumière vive), et des voies respiratoires (rhinite, enrouement, toux, douleur thoracique)», précise l’ARS. Les personnes asthmatiques y sont particulièrement sensibles ainsi que les jeunes enfants et les femmes enceintes.

Alors que de nombreuses écoles ont dû fermer, plusieurs opérations de nettoyage ont été menées depuis le 7 octobre, en particulier dans les communes du Robert et du François, parmi les plus touchées par ces échouages. Le conseil général de Martinique a déjà dégagé un financement de 350.000 euros et le conseil régional de 340.000 €.

Mais le phénomène perdure. C’est pourquoi les élus du conseil général ont tiré le signal d’alarme, le 9 octobre, en adoptant à l’unanimité une motion exigeant «la déclaration de catastrophe naturelle pour l’ensemble du département».

Le parti socialiste de Martinique a également adressé des courriers aux ministres de l’Outre-mer, de la santé et de l’écologie pour signaler le danger potentiel auquel les mangroves sont exposées, en raison d’une modification de la composition chimique de l’eau.

 

 

 

 



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