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Échappée de méthane dans une station d'épuration

Le 15 mars 2005 par Christine Sévillano
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Une fuite de méthane s'est produite dans une station d'épuration, près de Chartres, nécessitant l'arrêt de l'installation et l'intervention des pompiers. L'unité de traitement, dont la fermeture était prévue pour 2007, ne sera pas remise en fonctionnement.

Une vingtaine de personnes ont été évacuées jeudi en début de soirée lors d'un dégagement accidentel de méthane dans la station d'épuration voisine de Leves (Eure-et-Loir). Cette structure fonctionnait sur deux filières de traitement des boues: l'une –gestion biologique– est assez récente et concerne les trois quarts de l'activité. La seconde, incriminée dans l'incident, était un digesteur, dont la maintenance était assurée par Gaz de France. Produit par la fermentation des boues de la station d'épuration, le méthane était utilisé pour le fonctionnement de la chaudière qui maintenait la température du système à 37°. Les bactéries devenaient alors inoffensives, ce qui permettait la poursuite du cycle d'épuration de l'eau.



«72 h avant l'incident, GDF n'avait rien remarqué d'anormal. Ce sont les agents qui assurent la surveillance permanente du site qui ont été alertés par leurs détecteurs portatifs vers 15h30», explique Gilles Van Peteghem, chef de la mission inter-service de l'eau au sein de la Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (Ddaf). La première hypothèse, qui reste à confirmer par des expertises postérieures, penche pour une fuite dans le digesteur au moment de la méthanisation. L'installation a été stoppée pour éviter les risques d'explosion. «Mais s'il y avait eu une explosion, elle n'aurait pas été violente, elle aurait simplement soufflé les murs et projeté des débris. Les riverains ont été évacués par précaution», poursuit Gilles Van Peteghem. Le méthane n'a pas d'effet sur la santé, il ne représente une menace que dans la problématique des gaz à effet de serre, mais l'incident de Chartres ne devrait pas avoir de conséquence importante.

Les pompiers ont mis en oeuvre deux torchères pour brûler le gaz stocké dans le système. Un procédé qui permet une destruction plus rapide du gaz, ce qui a été réalisé en trois heures. «Nous aurions tout aussi bien pu choisir la solution de la fuite contrôlée, mais cela nous aurait pris une semaine», affirme Gilles Van Peteghem. Après cette étape, le digesteur a été ouvert pour que le méthane restant se dégage sans pression dans l'air.

Cet incident aura eu pour conséquence une fermeture plus rapide de l'unité de traitement incriminée, prévue d'ici deux ans. «Mais nous maintenions l'installation comme il se devait. Désormais, nous allons poursuivre l'épuration mais avec un quart de capacité en moins», explique Gilles Van Peteghem. Des travaux avaient déjà été programmés pour améliorer la station avant l'ouverture d'une nouvelle unité qui devrait intervenir au plus tard en 2010 pour prendre en compte les besoins grandissants de l'agglomération de Chartres. En attendant, l'installation actuelle devrait retrouver l'intégralité de ses possibilités dans six mois à la fin des travaux.




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