Eaux souterraines: des réserves presque pleines

Le 20 avril 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En jaunes, les régions où le niveau des nappes est inférieur à la moyenne observée ces dernières années.
En jaunes, les régions où le niveau des nappes est inférieur à la moyenne observée ces dernières années.
BRGM

Malgré un déficit de pluies hivernales, les nappes d'eau françaises sont plutôt bien remplies.

Un peu moins bien que les deux années passées, mais pas si mal tout de même! C’est grosso modo le bilan de la recharge hivernale des nappes phréatiques françaises qu’a présenté, ce mercredi 20 avril, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

«Sur les 1.700 points de mesure du niveau des réserves souterraines, 76% affichent des niveaux supérieurs ou égaux à la normale[1]», indique l’hydrogéologue Philippe Vigouroux. L’an dernier à la même époque, le chiffre était légèrement supérieur (83%). En cause, le manque de pluie en fin d’automne et au début de l’été qui a été partiellement comblé en fin d’hiver et au début du printemps.

Même en Corse

Voilà pour le bilan national. Localement, la situation est, bien sûr, plus contrastée. La nappe alluviale d’Alsace, les aquifères calcaires du bassin Adour-Garonne, la nappe du Berry et la nappe du sud de la Vendée présentent les situations les plus favorables. Remplissage satisfaisant aussi pour les aquifères de la vallée du Rhône, de l’ouest du Bassin parisien ou de Corse.

En revanche, les aquifères du Roussillon, la nappe de la craie champenoise et les aquifères karstiques du secteur de Nîmes et Montpellier ont des niveaux inférieurs à la normale. Si les pluies de printemps continuent de se refuser à ces régions, des arrêtés ‘sécheresse’ pourraient être pris avant l’été.

La France compte environ 450 aquifères dont 200 aquifères régionaux exploitables. Ces nappes renferment 2.000 milliards de mètres cubes d'eau, dont environ 100 milliards s'écoulent annuellement vers les sources et les cours d'eau.

Chaque année, les activités humaines consomment 7 Mdm3 prélevés dans les aquifères, dont la moitié sert à la production d’eau potable.



[1] La moyenne de référence est calculée pour la période 1981-2010.

 



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