Eaux souterraines: bilan 2004-2005

Le 06 octobre 2005 par Christine Sévillano
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Le BRGM publie un document sur la situation hydrologique des nappes phréatiques pour l'année écoulée. Il émet des inquiétudes quant à la suite.

Le Bureau de ressources géologiques et minières (BRGM) vient de publier «Le bilan de l'année hydrologique septembre 2004- août 2005» pour les eaux souterraines. Il rappelle notamment que les mois de novembre et de décembre 2004 ont été secs, alors qu'il s'agit traditionnellement d'une période de recharge des nappes. L'hiver 2005 a prolongé cette situation entraînant un déficit pluviométrique jusqu'à 80% de la normale dans le -Sud-Est et 50% dans l'Ouest. Les pluies d'avril n'ont donc pas suffi, surtout qu'elles se sont concentrées dans l'Est. L'été a sec dans le Sud sauf dans quelques régions et les pluies n'ont pas empêché les nappes d'être à des niveaux plutôt en baisse. Si l'automne n'apporte pas son lot de pluie, la situation pourrait se poursuivre «de manière préoccupante pour 2006» selon l'évaluation du BRGM. Les Pays-de-la-Loire, le Poitou-Charentes et l'ouest de la région Centre ont eu jusqu'à présent la pluviométrie la plus faible.

Le BRGM affirme qu'il va falloir un cumul de précipitations plus important que la normale entre cet automne et l'hiver 2006 afin de reconstituer les nappes, d'autant plus que les sols ne sont pas encore suffisamment saturés pour que l'eau s'infiltre. La nappe de la Beauce est en baisse constante depuis 2003 mais ne paraît pas encore menacée, il faudrait encore 2 années de déficit hydrique avant de parler de crise. Le BRGM note d'ailleurs une diminution plus restreinte en 2005 en raison d'une réduction des prélèvements pour l'irrigation car des pluies sont tombées au bon moment pour les cultures. La nappe de Champigny présente une situation similaire, mais la baisse qu'elle enregistre depuis le printemps 2002 pourrait s'aggraver si l'hiver ne connaît pas suffisamment de précipitations. Les nappes du sud, par nature, sont plus réactives. A noter que la Fontaine de Vaucluse affichait ses plus bas débits depuis 1996 avec 4,76 mètres cubes par seconde en août.


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